Il l’avait annoncé : c’en est fini pour lui des majors. Le voici enfin délivré, et donc signé chez Good Boy, label indépendant qui lui va apparemment déjà comme un gant.
Ainsi, Trying Times est le huitième album studio de James Blake, ou le septième en solo si l’on oublie la collaboration avec Lil Yachty. Inévitablement, on ressent tour de suite une énorme différence dans sa musique, laquelle est plus lumineuse qu’elle ne l’a jamais été depuis ses débuts en 2011 avec son album éponyme qui l’avait révélé.
Hormis la présence de la chanteuse américaine Monica Martin sur « Didn’t come to argue » et de son compatriote et rappeur anglais Dave sur « Doesn’t just happen », on retrouve James Blake au fil de treize nouvelles chansons avec sa voix telle qu’il aime nous l’offrir : naturelle, ou passée en post-production. Comme toujours, je préfère à chaque fois sa voix au naturel, car il est une évidence que James Blake est un grand chanteur avec une grande et belle voix.
L’album a été intégralement auto-produit, avec l’aide de Dom Maker (Mount Kimbie) et de sa compagne Jameela Jamil. Côté samples, notons les remarquables emprunts à Dusty Springfield (« Rest of your life »), Leonard Cohen (« Death of love ») ou encore Dizzee Rascal (« Days go by »).
Trying Times va sans l’ombre d’un doute squatter ma platine toute l’année.
(in Heepro Music, le 24/03/2026)
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