
La lettre oubliée (Das Lavendelzimmer)
Auteur : Nina George
Traduction de l’allemand par Amélie de Maupéou
Éditions : Charleston (3 Juin 2014)
ISBN 978-2368120255
397 pages
Quatrième de couverture
Il a toujours un livre en tête pour soulager les maux de
l’âme : dans sa « Pharmacie littéraire » installée sur une péniche, le libraire
Jean Perdu vend des romans comme on vendrait des remèdes pour vivre mieux. Il
sait soigner tout le monde – à l’exception de lui-même.
Cela fait vingt-et-un an, déjà, que Manon, la belle Provençale, s’est éclipsée
pendant qu’il dormait en lui laissant pour tout adieu une lettre qu’il n’a
jamais osé ouvrir. Mais voilà qu’arrive l’été, un été pas comme les autres qui
verra Jean Perdu s’échapper de la rue Montagnard pour s’engager dans un voyage
au pays des souvenirs, en plein cœur de la Provence, avant de revenir à la vie.
Mon avis
Ce que
vous lisez aura beaucoup plus d'impact sur vous que l'homme que vous épouserez.
Ce roman avait tous les ingrédients pour me plaire : une belle histoire,
une lettre, des livres...
Mais il m'a laissé une impression d'inachevé, un peu comme si l'auteur n'avait
pas pu exprimer tout ce qu'elle souhaitait.
L'histoire de cette péniche et de ce Monsieur Perdu est originale mais Perdu
soigne-t-il les autres ou lui-même à travers ses clients, ses rencontres ?
J'aurais aimé que ce côté-là soit creusé, mais pas comme cela a été fait dans
le livre.
C'est une fausse rumeur de dire que les libraires s'occupent des livres. Il
s'occupent des êtres humains.
En revanche, j'ai bien apprécié le journal de Manon, parce que c'est une forme
d'écriture qui me plaît.
J'ai trouvé Jean Perdu « surfait » comme s'il surjouait celui qu'il
est réellement et de ce fait, je ne me suis pas attachée à lui...
Les autres protagonistes ne m'ont pas emballée à part le jeune voisin, qui dans
ses maladresses, m'a paru sincère.
L'écriture est de qualité, quelques phrases ont rejoint mon cahier à spirales
et ça, c'est toujours du bonheur,
Mais globalement, je regrette de ne pas avoir su trouver dans cette lecture ce
que je pensais y découvrir.
