Une nouveauté par ici, j’ai décidé en février de m’abonner au club de lecture de Lire Magazine. Il s’agit d’une adhésion payante, qui permet aux membres de lire des livres en avant-première (choix entre deux titres une fois par mois), de partager leurs avis (possibilité d’être publié dans le magazine) et de rencontrer des auteurs. Toutes les informations sont ici [clic]
Ce titre est mon choix de février. Chez cet éditeur, je n’ai lu pour l’instant que l’impressionnant Né d’aucune femme de Franck Bouysse. Et je suis donc ravie de cette première lecture pour le club de lecture qui s’avère un coup de coeur. C’est une aventure littéraire qui commence donc très très bien. Luc Chomarat a reçu en 2016 le Grand Prix de la Littérature policière avec son titre « Un trou dans la toile », et ce n’est pas un détail quand on commence cette lecture car on retrouve dans son roman ce ton particulier des polars à la fois ironique et désabusé, et j’ai adoré.
Le résumé
Nous sommes à Saint-Étienne dans les années 70, le narrateur est en passe de finir son lycée et de rentrer en études supérieures, mais honnêtement il ne sait pas trop quoi faire de sa vie. Il sait juste qu’il est amoureux d’Aurore, qui est partie en vacances en Grèce avec ses parents mais ne donne plus de nouvelles. Comme les amis qu’il fréquente, il aime aussi écouter de la musique et les discussions de café. Malgré son bac scientifique, on lui suggère de tenter la fac de lettres et d’écrire un livre. Lui rêve surtout du corps d’Aurore et de quitter l’appartement lugubre dans lequel il vit avec ses parents. Son père est professeur. Le couple a perdu autrefois un enfant mort né et les murs suintent de leur tristesse.
Mon avis
Luc Chomarat dissèque dans ce livre les émotions d’un jeune homme en proie à ce passage délicat de l’enfance au monde des adultes. Le lecteur suit les doutes et atermoiements de ce jeune homme, sans forcément le trouver sympathique. Mais ce qui fait le charme de ce roman est l’époque dans laquelle est située son histoire, les années 70 et le début des années 80. Soudain, mon coeur a vibré de nostalgie. Et je pense que le talent de l’auteur pour reproduire l’atmosphère de ces années là n’y est pas pour rien. Ce livre, qui prend en fin d’ouvrage un tournant et nous plonge presque dans « L’écume des jours » de Boris Vian, a vraiment un charme fou.
Editions La Manufacture de livres – 2 avril 2026
J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…

Lu dans le cadre du Club de lecture de Lire Magazine
