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La justice ne capitule pas : perquisition à la recherche d’archives de la dictature [Actu]

Publié le 13 avril 2026 par Jyj9icx6

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Les secrets du général, dit le gros titre
En haut, à gauche : "L'extrême-droite international
vient de se casser la figure", dit le titre en caractères bleus
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Le juge fédéral Daniel Rafecas, que d’aucuns (à droite) soupçonnent d’être de gauche, vient de procéder à une perquisition en règle du domicile de feu le général Suárez Mason, important dignitaire de la dictature militaire de 1976-1983. Le juge recherchaient des documents sur les crimes contre l’humanité commis par le régime putschiste : arrestations extrajudiciaires, actes de torture et d’exécution, disparitions forcées, vols de bébés à leurs véritables familles.

Ce nouvel acte de procédure prend place dans les enquêtes qui n’ont jamais vraiment cessé pour établir la preuve des crimes commis et rechercher la trace des 30 000 disparus qu’a fait ce régime dictatorial, couvert à l’époque par les administrations étatsuniennes successives. Cette démarche est d’autant plus importante qu’elle intervient dans un moment où l’exécutif de Javier Milei ne cache pas sa volonté d’imposer un récit corrompu sur la dictature, d’en nier le caractère inconstitutionnel, antidémocratique et criminel et de falsifier les discours historique et mémoriel qui ont été bâti en plus de quarante ans de démocratie.

Signe qu’il y a encore dans la magistrature fédérale argentines des personnes qui résistent à l’intimidation gouvernementale et défendent avec courage les principes de l’État de droit.

La perquisition a permis de mettre sous scellés des notes manuscrites et des documents militaires classés qui n’auraient jamais dû se trouver dans un domicile privé s’il ne s’était pas agi d’affaires inavouables… Les pièces saisies vont maintenant être examinées et analysées par le juge au sein de son cabinet d’instruction.

Comme presque toujours dans ces cas-là, Página/12, qui fait de cette information sa Une du jour, est seul à mentionner ette perquisition dans ses colonnes aujourd’hui. Les trois autres quotidiens nationaux, deux de droite libérale et l’autre d’extrême-droite catho (de type « vielle Argentine » ou vincent Bolloré), n’en disent pas un mot.

© Denise Anne Clavilier www.barrio-de-tango.blogspot.com

Pour aller plus loin :

lire l’article de Página/12

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