
Et il y a des bruits
Qui me semblent très éloignés de mes tympans
Juste assez pour ne pas s’immiscer dans mes synapses
Quand écouter devient un péril en la demeure
Je glisse sémantiquement vers la balade dans le désert
Idole au fin fond des dunes
Des tempêtes de sable en cascade
Une cavalcade que je ne peux approuver
La débandade des gens heureux et peureux
Mais beaux avant tout
Réunis dans la grande salle plénière
Ils sirotent leur champagne
Et garrotent leur silhouette
Jamais friands de modestie
Ils alimentent leur égo à grands coups de sabots
Une ligne pour un grand coup de retrait
Dans la salle d’attente de l’hôpital
Où les gens sont ce qu’ils sont
Nus comme des vers de terre
