Il n'y a pas que l'étiquette qui a attiré mon attention. C'est surtout la saveur de ce cépage que nous ne connaissons pas en France et pour lequel on manque de références organoleptiques qui le rend intéressant à tenter d’associer avec un plat.
Goûter ce vin de table doux, comprendre et apprécier son histoire, lui confère un charme indéniable et c'est un vin d'une qualité exceptionnelle.
La robe est jaune citron pâle. Le nez est aromatique et complexe : d’abord des arômes de grappes de raisin fraîchement cueillies suivis de notes de fruits mûrs, miellées, herbacées et florales.
En bouche, des notes de pêche et de poire se révèlent, avec une acidité typique de l'État de New York. La minéralité est marquée, évoquant les hydrocarbures. La finale est douce, débordante de saveurs et d'arômes de raisin frais.
Les œnologues américains emploient le nom de foxton (ou foxtaste, autrement dit goût de renard).
Je pourrais résumer en deux mots la sensation à la dégustation, étrange je l'avoue, de cire d'abeille, totalement inédite avec les vins français si on excepte l'hydromel. Les néophytes pensent que du sucre a été ajouté, et pourtant non, pas plus que les alsaciens ne supplémentent leur Gewurtztraminer. Il présente seulement 5,6 % de sucre résiduel.
On aime ou on aime pas, et personnellement j’apprécie, bien entendu en toute modération sachant que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé comme nous le rappelle l’histoire du nom de la compagnie. On raconte en effet que Ted Cupp, fondateur et "visionnaire" du domaine viticole (le père de Jon qui le dirige aujourd’hui), avait un peu trop bu un soir et, qu’en rentrant chez lui, il crut apercevoir un "grand hibou assoiffé" dans les vignes. Il décida alors de donner ce nom à son entreprise.Il est issu d'un cépage trop souvent méconnu, probablement parce qu'il donne généralement des vins doux, souvent qualifiés de "violents" au goût de raisin. Autrefois, Pourtant, ces arômes de raisin ont connu un véritable regain de popularité ces dernières années, et ce vin est une véritable réussite !
Je l’ai immédiatement imaginé sur des recettes créoles, un poulet New-Orléans, des plats cajuns ou mexicains, un colombo (ci-dessous à gauche). Mais j’ai cherché une autre association et je dois dire qu'un risotto aux morilles a parfaitement matché, en accompagnement d'un saumon cuit vapeur. L'assiette est "décorée" de fleurs de bourrache et feuilles de menthe bergamote qui sont deux végétaux que j'apprécie énormément.
Ce vin connut autrefois un franc succès, car les vins fruités étaient très prisés par la haute société américaine. Puis les préférences se sont tournées vers les vins secs. Et avec l'introduction des cépages européens vinifiés depuis les années 1960, les vins fruités ont perdu de leur attrait. L
e profil du Diamond rebutait alors les œnophiles les plus exigeants.Il reste néanmoins recherchés par les amateurs, et une poignée de producteurs de New York et de Pennsylvanie continuent de défendre avec ferveur le cépage Diamond. Il présente en outre l’avantage d’être financièrement très abordable et je signale qu’il est doublement médaillé d'or.J’avais aussi dégusté à Wine Paris le Riesling Flower Day 2024
Un Cayuga White qui est un cépage séduisant sur le plan aromatique, avec ses notes franches d'agrumes, en particulier de citron et de pamplemousse, auxquelles s'ajoutent quelques touches florales.
Et pour finir, un vin qui s'appelle The Perfect Red (le rouge parfait) produit par South Shore Wine Company. Il est d'une couleur sombre et mystérieuse, aux arômes de fruits intenses, avec une légère note de chêne. Élaboré à partir de raisins Regent et de Merlot. On prétend qu'il doit idéalement être dégusté au coin du feu. Le dragon qui orne son étiquette sera sans nul doute propice à stimuler l'imagination …
