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50 choses qu’il ne faut tout de même pas oublier de faire avant de mourir, Jacques Bens & Georges Perec

Par Antigone

En octobre 2025, nous étions allés au festival « Vivons livres » qui avait lieu à Nantes, festival créé pour mettre en avant les éditions indépendantes. L’éditeur était là et nous avions acheté en avant première le titre d’Eric Pessan dans cette collection. Je me suis particulièrement intéressée aux productions de l’Œil ébloui pendant la recherche de stage de mon fils en graphisme en début d’année dernière. Il a d’ailleurs eu l’occasion de rencontrer l’éditeur installé à Nantes au cours de sa formation. J’aime beaucoup le côté pop et coloré des couvertures de cette collection consacrée à Georges Perec qui se répondent et dont les couleurs sont amenées peu à peu disparaître dans des carrés au fil des parutions (voir l’image plus bas). La « collection Perec 53, en référence à « 53 jours » fait référence titre du dernier roman inachevé de Georges Perec. Dire /son/ Perec en 53 livres de 53 pages par 53 artistes, tel est le projet. » Les 4 premiers titres de la collection sont parus en mars 2024. Lors du festival « Rue des livres » à Rennes, en mars dernier, j’ai de nouveau croisé la production de cette maison d’édition et j’ai décidé d’acheter le tout premier titre de la collection, le 1/53.

Le résumé
Sur l’antenne de France Culture, le 24 octobre 1981, Jacques Bens parle pour la première fois de cette liste des
« 50 choses qu’il ne faut tout de même pas oublier de faire avant de mourir » dans le cadre d’une émission intitulée « Mi-fugue mi-raisin ». Emballé par l’idée de l’oulipien, Bertrand Jérôme, producteur de l’émission souhaite convier d’autres personnalités à faire de même. Georges Perec jouera le jeu le 14 novembre de la même année. Le livre reprend la version radiophonique et tapuscrite des listes des deux écrivains.

Mon avis
Je ne m’attendais pas à être aussi touchée par cet inventaire oulipien qui donne, dans les deux cas, l’impression de listes faites avec authenticité. Le résultat est même parfois assez amusant. Quelle est donc cette obsession pour les îles Kerguelen ? Du côté de Georges Perec, il est expliqué pourquoi l’écrivain s’arrête à 37 réponses. Le jeu n’est jamais loin. Et pourtant, la version tapuscrite montre le sérieux porté à l’entreprise. Il est troublant de se dire aussi que « ces choses à faire » n’ont sans doute pas été faites, que le principe n’était pas celui-ci. Je me suis pour ma part demandée si se poser ainsi, écrire, n’était pas finalement une bonne idée, plus qu’un jeu littéraire, une manière également de se projeter dans les années à venir, et pourquoi pas de déclencher des actions. Qu’en pensez vous ? En tous les cas, j’aime beaucoup cette collection dont je compte poursuivre l’exploration.

 Editions L’Œil ébloui – 7 mars 2024

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…

choses qu’il faut tout même oublier faire avant mourir, Jacques Bens Georges Perec

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