Vous le savez, j’aime beaucoup lire Sophie Adriansen, qui a la gentillesse de m’adresser ses livres. Ses thèmes sont toujours puissants et engagés, et ses récits sont portés par une écriture précise qui m’est devenue familière. Sophie Adriansen a une voix, que l’on retrouve avec bonheur dans ses scénarios de BD, dans ses essais, en littérature pour adultes et donc aussi en jeunesse.
Le résumé
Orlan, 13 ans, voulait faire du foot mais le délai d’inscription a été dépassé et le voici contraint de choisir un autre sport, ce sera le basket. Le hic, c’est que l’équipe est essentiellement féminine, et même si Orlan brouille parfois les pistes avec ses cheveux longs, il se sent souvent stigmatisé en tant que seul garçon du groupe. Pour autant, le basket est une révélation et quand ses parents parlent de déménagement, il sait déjà qu’il va intégrer l’équipe de son nouveau lieu de vie. Mais quelle surprise de se réveiller un beau matin, du jour au lendemain, dans le corps d’une fille. Et tout le monde l’appelle Orlande.
Mon avis
Sophie Adriansen s’est inspirée de « Orlando » de Virginia Woolf pour son personnage. Je n’avais pas forcément cette référence, ayant lu l’autrice mais pas précisément ce roman. Dans le récit de Virginia Woolf, le personnage se réveille également un beau jour dans le corps d’une femme. J’ai à présent très envie de lire cette histoire, très intrigante, et dont je me suis empressée d’aller lire le résumé. Mais ce que j’ai surtout aimé dans le roman jeunesse de Sophie Adriansen est cette manière d’aborder le thème de la transidentité et aussi de l’homosexualité, sans y toucher vraiment, en passant par le fantastique. Le jeune lecteur peut se rendre compte alors combien rien ne change vraiment entre une histoire d’amour et une autre, et aussi que les filles ne sont pas en reste quand il s’agit de gagner.
Editions On ne compte pas pour du beurre – 12 mars 2026
J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…

[Service de presse]
