Résumé : Certaines relations amoureuses nous détruisent, au lieu de nous rendre heureux.
Hélène Montel relate de quelle manière insidieuse et sournoise son mari l’a peu à peu soumise, jusqu’à la priver de volonté propre et de tout esprit critique.
Affaiblie tant psychologiquement que physiquement, elle trouve pourtant le courage d’échapper à Dominique. Malgré leur séparation, il ne cessera de recourir à la manipulation et à l’intimidation. Luttant contre ses propres peurs et ses fantômes, Hélène va tenter de le tenir à distance d’elle-même et de leurs deux filles pour se reconstruire. Et pour aimer à nouveau.
Au-delà du témoignage, ce livre est un message d’espoir pour les femmes vivant sous l’emprise d’un conjoint manipulateur.
En complément de ce récit, une psychologue montre comment procède un pervers narcissique, comme le reconnaître et, surtout, lui échapper.
Avis : Hélène Montel a vécu avec un homme manipulateur et elle raconte son histoire. On parle de ce roman de « pervers narcissique » mais le terme n’est plus utilisée depuis, cependant ça n’enlève rien au fait que l’homme qu’elle a épousé était une ordure. Pour avoir vécu des choses dans mon entourage, en lisant j’ai cru lire l’histoire que nous avons vécu, les mêmes ficelles, le même danger. Bien entendu l’histoire n’est pas la même, cela ne s’est pas passé de la même façon non plus et pourtant j’avais déjà vu ça une fois.
Dominique est un homme désagréable, mais surtout horrible, il se contrefiche d’Hélène mais veut la garder sous sa coupe. Finalement ce qui aura sauvé cette femme c’est que c’est lui qui part et cela va lui permettre de se relever, de se reconstruire, et il y a du travail. Parce qu’en vingt ans ce satané bonhomme aura eu le temps de la détruire.
Elle nous raconte donc rapidement sa descente aux enfers et comment il l’a manipulé jusqu’à ce qu’elle soit tellement faible psychologiquement qu’elle ne part pas malgré tout ce qu’il lui fait subir. On parle surtout du divorce, de l’avant et de l’après, de la reconstruction d’Hélène et comment ça a été long et difficile parfois. Elle a peur des autres et surtout des hommes, elle a du mal à faire confiance, elle doit réapprendre à vivre et à se libérer de Dominique. Réapprendre à aimer. Et surtout ne pas le laisser atteindre ses filles.
J’ai néanmoins trouvé des petits trucs maladroits dans le récit qui m’ont un peu gêné (par exemple le fait que soi disant se maquiller et s’apprêter c’est retrouver son statut de femme, bon, bof). Mais après c’est comme ça qu’Hélène l’a vécu et je ne veux pas invalider ça. C’était une histoire terrible comme il en arrive à beaucoup de personnes et surtout des femmes, la violence psychologique peut refermer ses griffes sur n’importe qui et c’est très dur de s’en sortir. Un témoignage important.
Phrases post-itées :
« Parfois les mots tuent. En douceur. Mais ils tuent. Avec eux, ni traces, ni témoins. Et impossible de retrouver l’arme du crime. »
« Il n’y a pas plus contraint que celui qui se croit libre. »
