
J'ai beaucoup de respect pour les Femmes (en général) qui ont su conjuguer (au Québec du moins) avec beaucoup de changements de rôles d'une génération à l'autre, au travers des époques. Elles ont appris à gérer et à se gérer dans le chaos absolu dans un monde aux valeurs patriarchales dans le monde familial et domestique qu'on lui laisse encore trop souvent gérer seule, et en jonglant, de nos jours, entre vie de travailleuse, amoureuse et vie à la maison.

L'histoire du quotidien des Femmes a beaucoup beaucoup changé avec le temps. Pas plus loin que chez nos propres parents, qui approchent le 80 ans
(mais ma mère aura 78 ans en août) nos mères avaient des comptes en banque, jeunes femmes mariées, seulement si leur mari avait signé une sorte de consentement. Impensable de nos jours. J'étais resté saisi, très jeune, de lire le nom de ma grand-mère maternelle, qui était en fait le nom de son époux, mon grand-père, mais avec le mot "Madame" devant. Comme dans Madame Yvan Rioux par exemple. Femme d'Yvan Rioux. Madame Donat Demers. Madame Yves Galipeau. Peut-on être plus effacée comme existence ? Déjà que ma grand-maman maternelle a vu sa propre mère devoir changer de nom à La Tuque, où elle a grandit, parce que trop Atikamekw, et pas assez "blanc". Elle est devenue "Beads".
La résilience, elle connaissait.

On est loin des autoportraits sur téléphone envoyés sur les réseaux sociaux.
Les Femmes ont développé une résilience unique pour naviguer et structurer des environnements souvent chaotiques ou inéquitables. Cette semaine, l'amoureuse s'est montrée déçue de voir qu'un groupe "D'amateurs de hockey" de sa famille eût été formé sur Messenger, pour commenter les matchs des Canadiens en direct, et qu'elle en eût été exclue. Il est vrai qu'elle ne peut pas se considérer comme une vraie amateure de hockey. Bien qu'à côté de nous, parfois, elle sursaute quand on crie de bonheur sur un but des nôtres et on lui fait renverser son verre d'eau. Je l'ai ajoutée au groupe car on dit beaucoup de conneries et ça l'amuse, mais elle a choisi de se retirer finalement parce qu'on commençait à parler hockey pointu.

C'est ce qui est fameux aussi avec les Canadiens de Montréal de cette année. Ils semblent aussi très bien fonctionner, dans le chaos. Ils y semblent même confortable. Leurs matchs ont été très inégaux et on voit très bien que c'est l'équipe la plus jeune de la LNH (après Chicago qui n'a pas fait les séries) parce que l'équilibre n'y est pas toujours. Ils ont éliminé un club plus fort qu'eux avec seulement 9 tirs, sur LEUR patinoire. Ils ont éliminé aussi Buffalo, en 2e ronde, sur LEUR patinoire aussi, et contre ce que la LNH semblait vouloir, le Club de New York.

Le commissaire de la LNH rêvait fort des marchés de NY, Vegas et Colorado. La Caroline est aussi très payante pour la Ligue. Avec des revenus de près de 2 milliards. Mais le Canada...C'est pas les préférés du nabot comi$$aire qui ne pen$e qu'à l'argent à y faire. Montréal a battu plus qu'un club cette semaine. Ils ont déjoué le script de la LNH. Et même le leur. Un club si jeune est en avance de 2 ans sur sa progression ensemble. Ça promet merveilleusement peu importe ce qui arrivera. Ils montrent beaucoup de caractère. Dans l'absolu chaos d'une guerre.
Nous quittons pour l'Italie dans 9 jours.8 Si on ne compte pas aujourd'hui. Il ne me reste donc que 7 jours de travail. 5 la semaine prochaine et deux cette semaine, en comptant aujourd'hui.

J'ai été élevé avec un père Irlandais. Et une mère autochtone. Du sang chaud donc. Sans aucun doute. Dans ma rue, de notre âge, il y avait 5 gars et quelques 14 filles. Chez mes cousins/cousines les mâles étaient pas mal toute leurs vies en Ontario et sur quelques 22 cousins cousines , le rapport M/F est 7/15. J'ai donc trempé beaucoup dans les univers de Femmes, et je crois humblement mieux les comprendre que bien des hommes. Nos parents ont été assez fins (comme dans finesse) pour toujours intégrer mes deux soeurs plus jeunes dans tous les sports que je faisais (baseball, hockey, patin de vitesse) ou activités, ce qui inconsciemment renforçait l'idée que ce qu'
ils font
Elles peuvent le faire aussi.

Et c'est une collègue que je formais pour faire ce qu'on fait pendant que je mangerai des gelatos en Italie qui m'a fait remarquer que j'avais des attributs de Femmes en étant capable de me démarquer dans le chaos en portant plusieurs chapeaux. C'est une manière de le voir. Mais être agile dans le chaos, c'est pas QUE féminin.
Alors quand l'autre nouvelle, Alice la Christ, s'est plainte à voix haute que "les gars" (on était 2, ben ben dans l'jus) ne l'ont jamais aidée à monter sa chaise de bureau, j'ai éclaté de rire.
C'est pas plus un job de gars que de fille de gosser une chaise. Tout comme ce n'est pas un job de fille de laver le linge, le plancher, ou de faire à manger.

Et ne vois tu pas que c'est pas parce qu'on ne fait PAS rien mais qu'on rattrape bien du retard qu'on ne veut pas trainer jusqu'au départ en Italie que l'on ne remarque même pas qu'on pourrait t'aider ?
Demande alors !
L'agilité dans le chaos n'a pas de genre. La charme mentale qui flirte avec le déséquilibre qu'il faille toujours chercher à rééquilibrer, c'est aussi masculin. L'égalité, c'est aussi laisser se monter sa propre chaise.

Et un jour, penser trôner comme la dignitaire qui s'ignore en soi.
La résilience a toujours été un mot qui m'agaçait parce que je sentais que c'était un peu baisser les bras. Je vieillis. Je choisis mes batailles. Le confort du chaos, je le tricherai en Italie bientôt. Probablement dans le chaos aussi.