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Nous qui avons connu Solange, Marie Vareille

Par Maliae
Nous avons connu Solange, Marie Vareille

Résumé : Sarégnac, Corrèze. Célestine grandit dans la ferme familiale, bien décidée à réussir ses études pour échapper à la vie de labeur qui l’attend aux champs. Cadiran, Gironde. Solange est internée dans une école de préservation pour jeunes filles où sont envoyées des adolescentes jugées « déviantes ». Quel secret lie ces deux jeunes femmes ? Pourquoi Solange déteste-t-elle tant Célestine ? Et comment cette dernière a-t-elle pu commettre l’irréparable ? De la France de nos grands-parents jusqu’à nos jours, cette intrigue poignante ménage autant de suspense que de rebondissements. À travers les destinées de quatre générations de femmes puissantes, Marie Vareille retrace l’extraordinaire évolution de notre monde depuis un siècle et nous rappelle ce que nous devons tous à la persévérance et au courage de nos aînées.

Avis : Célestine se confie. Elle est une meurtrière. Mais comment a-t-elle fait pour en arriver là ? Elle va retracer sa vie et comment sa rencontre avec Solange a bouleversé sa vie. Solange, elle, est enfermée dans une école de préservation pour jeunes filles, elle écrit à Jeanne et déteste Célestine, mais pourquoi ? Qu’a-t-il bien pu se passer pour que les choses en arrivent là ?

Cette histoire c’est une ode. Une ode aux femmes, à l’héritage familiale, aux grands-parents, aux mirabelles. Ca parle du bonheur, de la fragilité de ce bonheur, des relations familiales. J’ai adoré presque tous les personnages. Marguerite, la maman de Célestine qui lui souhaite un autre avenir que le sien. Ses frères. Solange bien entendu qui est tellement attachante. Jeanne. Armand. Edouard. En fait ceux que j’ai détesté sont Alphonse qui était le pire des personnages, un mari et un père violent, horrible. J’ai aussi détesté le médecin du village et le curé du village.

Cette histoire est prenante, douce amer, mais Célestine malgré les épreuves ne baissent jamais les bras, elle trouve le bonheur dans des petites choses. Son attachement à Solange était magnifique. Célestine a des idées de libertés pour les femmes, des idées dangereuses à son époque et pourtant, elle rêve d’une vie où en tant que femme elle serait aussi libre que les hommes. Elle fait des choix difficiles, mais garde la tête haute, elle est dure comme un roc malgré le fait que parfois la vie lui roule dessus. Solange est hyper attachante aussi, on a tellement de peine pour elle. Ces endroits où on enfermait les filles qui faisaient trop de bruits c’était un cauchemar, c’était horrible.

C’était une belle histoire d’amour, amour familiale, fraternel, romantique. J’ai adoré cette lecture. J’étais prise dans l’histoire, mais j’avais peur alors je me ralentissais. L’autrice plante des petites graines, qu’elle fait pousser au fur et à mesure de l’histoire, et j’avoue ne pas avoir vu certains rebondissements du tout. J’ai été touché, bousculé, et aussi pas mal secoué par tout ce qu’il se passe, j’ai fini par fondre en larmes plusieurs fois, j’ai tellement pleuré. J’ai tout lâché à ma lecture. C’était à la fois tragique et beau, c’était les montagnes russes de l’émotion.

Les sujets abordés ne sont pas simples, à une époque où les femmes ne sont pas encore tout à fait libre de vivre leur vie sans hommes, où la médecine n’est pas encore très avancé sur certaines choses, où les femmes peuvent être envoyés très facilement à l’asile si elles dérangent un peu trop, c’était une lecture pas toujours simple. Et pourtant remplis de petits bonheurs, et de beaucoup beaucoup d’amour.

Phrases post-itées :
« Leur seul crime est d’avoir eu la malchance de traverser la vie encombrée d’un corps de femme. »

« Je ne crois pas que l’on puisse savoir où l’on va quand on n’a, comme toi, aucune idée d’où l’on vient. »


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