Résumé : Au sommet d’une montagne vivent les guerriers les plus puissants du monde, des surhommes capables de manier des lames de glace. Depuis des centaines d’années, les combattants de la péninsule de Kusanagi tiennent les ennemis de l’Empire à distance, ce qui a valu à leur bout de terre gelé le nom d’Épée de Kaigen. Lorsque les vents de la guerre commenceront à souffler, la famille Matsuda aura-t-elle la force de défendre les siens ? Ou ses membres s’entredéchireront-ils avant même que les vrais ennemis n’atteignent leurs côtes ?
Avis : Je ne sais pas comment résumer ce livre. La famille Matsuda est puissante, et sert l’Empire. Misaki Matsuda est la mère de quatre garçons, mais elle n’arrive pas à être heureuse dans cette condition de femme. Son mari est froid, elle a du mal à créer un lien avec ses enfants. Et puis tout va basculer.
Je sors plutôt déçue de cette lecture, car j’étais sûre qu’elle allait me bousculer, me prendre aux tripes et me faire pleurer, au final à part beaucoup de colère, je n’ai pas ressenti grand chose. J’ai tout de suite accroché à l’histoire, Mamoru était un garçon attachant et j’ai aussi adoré sa mère Misaki. Les illusions du jeune garçon vont être mises à mal et j’ai trouvé la première partie vraiment très intéressante, malgré la difficulté de tout comprendre. On a le droit à un gros bloc d’histoire sans trop d’explications, mais j’ai décidé de retenir ce qui m’intéressait et un peu d’occulter ce que je ne comprenais pas. J’ai donc accepté de ne pas tout saisir mais d’être prise dans le roman. Donc tout se passait bien, puis arrivé à la moitié, j’ai comment à trouver l’histoire lourde.
J’avais très peu d’affect pour les personnages, à part Misaki, si bien que je n’ai pas ressentis grand chose pour les tragédies qui arrivent. J’étais comme détachée de l’histoire, pas concernée, je lisais parce que l’histoire m’intéressait et que je voulais savoir ce qui allait se passer mais sans plus. J’ai commencé à m’ennuyer, à me demander ce qui allait bien pouvoir se passer par la suite, et s’il y a des passages vraiment bon avec Misaki notamment, des choses m’ont chiffonné et j’ai eu beaucoup de mal à accepter certains revirements de l’histoire. De plus, je n’arrivais pas à comprendre les enjeux de tout ça, à part le fait de voir Misaki et son entourage évoluer, il me manquait quelque chose, sans que j’arrive à expliquer convenablement quoi.
J’ai bien aimé la réflexion autour de la place des femmes, et comment Misaki cherche la sienne. Mais je l’aurais aimé encore plus poussé.
Le dernier chapitre m’a paru interminable, certes il y avait des choses touchantes, mais d’autres m’ont complètement perdu. Après, ce n’était pas une mauvaise lecture, mais je reste quand même mitigée d’être restée ainsi au bord de l’histoire sans jamais être complètement dedans.
Phrase post-itée :
« Nous ne pouvons pas prétendre combattre le crime si nous méprisons la vie tout comme les criminels que nous combattons. »
