Magazine Cinéma

Wanshi - L'esprit de la non séparation

Par Plumesolidaire
SHITAO - Au gré du fleuve - Peinture sur rouleau - Musée de ShangaÏ

SHITAO - Au gré du fleuve - Peinture sur rouleau - Musée de ShangaÏ

Wanshi dit : « Les sens et les objets fusionnent,
principe et sagesse sont unité »

Cet esprit fonctionne aussi dans la vie quotidienne. Par exemple lorsqu’on regarde une fleur ou un arbre, on peut devenir cette fleur ou cet arbre... C’est ce qui se passe lorsque l’esprit qui sépare, qui oppose, est abandonné.

(…)

En pratiquant zazen on peut retrouver cet esprit de la non séparation sans pour autant perdre sa propre identité. Simplement on peut aller au-delà librement. Ainsi « sagesse et principe sont unité ».

Le principe, c’est ce qui fonde notre vie, le fait qu’en réalité nous ne sommes séparés de rien, nous vivons en interdépendance avec tous les êtres.

C’est le principe fondamental du bouddhisme et de notre vie.

La sagesse consiste à s’harmoniser réellement, concrètement avec cela. (…) Que cela devienne une réalité vécue de notre existence.

Alors comme le dit Wanshi : « Soi et les autres sont semblables, l’esprit et les dharmas deviennent un. »

C’est rencontrer l’expérience fondamentale de notre vie, que nous avons évité, fui pendant très longtemps, occupés que nous étions à renforcer notre petit ego.

(…)

Cette flexibilité, cette capacité de se mettre à la place de l’autre est la base même de la pratique  de la compassion et de la bienveillance. Cet amour de l’autre comme de soi-même est la base de l’enseignement du Bouddha et du Christ. (…) La véritable nature de notre existence est de n’être séparé d’aucun être, mais plutôt d’être à la fois soi-même et l’autre.

Roland Yuno Rech - Le champ de la vacuité, la vision de l’éveil d’un maître au XIIe siècle p.112-113-114

Wanshi - L'esprit de la non séparation

METROZEN

Dans les transports publics : fermer les yeux, se tenir droit sur son siège, les pieds bien à plat, poser les mains discrètement sur le Tan Tien (Hara). Inspirer, expirer : en expulsant doucement l'air et en poussant légèrement sur le diaphragme.

Les yeux mi-clos sont dirigés vers le sol.

Se laisser (em)porter par le déplacement comme le pêcheur sur sa barque au gré des courants et du vent.

Discerner, sans s'y attacher, tous les sons que nous percevons.

Se concentrer sur la respiration.

Chercher et trouver le centre des quatre points cardinaux: l'unité du corps et de l'esprit; l'équilibre entre la présence permanente à l'intérieur de soi, tout en demeurant avec l'extérieur : dans le mouvement de la vie.

Ne plus être qu'un objet mu horizontalement par une force extérieure.

S'oublier soi-même: quitter son ego.

Quelle différence y-a-t il alors, entre l'homme sur la barque de SHITAO et le passager du METRO ou du RER A ?

Plume Solidaire 🙏

SHITAO - Au gré du fleuve - Peinture sur rouleau - Musée de ShangaÏ

SHITAO - Au gré du fleuve - Peinture sur rouleau - Musée de ShangaÏ

Wanshi dit : « Les sens et les objets fusionnent,
principe et sagesse sont unité »

Cet esprit fonctionne aussi dans la vie quotidienne. Par exemple lorsqu’on regarde une fleur ou un arbre, on peut devenir cette fleur ou cet arbre... C’est ce qui se passe lorsque l’esprit qui sépare, qui oppose, est abandonné.

(…)

En pratiquant zazen on peut retrouver cet esprit de la non séparation sans pour autant perdre sa propre identité. Simplement on peut aller au-delà librement. Ainsi « sagesse et principe sont unité ».

Le principe, c’est ce qui fonde notre vie, le fait qu’en réalité nous ne sommes séparés de rien, nous vivons en interdépendance avec tous les êtres.

C’est le principe fondamental du bouddhisme et de notre vie.

La sagesse consiste à s’harmoniser réellement, concrètement avec cela. (…) Que cela devienne une réalité vécue de notre existence.

Alors comme le dit Wanshi : « Soi et les autres sont semblables, l’esprit et les dharmas deviennent un. »

C’est rencontrer l’expérience fondamentale de notre vie, que nous avons évité, fui pendant très longtemps, occupés que nous étions à renforcer notre petit ego.

(…)

Cette flexibilité, cette capacité de se mettre à la place de l’autre est la base même de la pratique  de la compassion et de la bienveillance. Cet amour de l’autre comme de soi-même est la base de l’enseignement du Bouddha et du Christ. (…) La véritable nature de notre existence est de n’être séparé d’aucun être, mais plutôt d’être à la fois soi-même et l’autre.

Roland Yuno Rech - Le champ de la vacuité, la vision de l’éveil d’un maître au XIIe siècle p.112-113-114

Wanshi - L'esprit de la non séparation

METROZEN

Dans les transports publics : fermer les yeux, se tenir droit sur son siège, les pieds bien à plat, poser les mains discrètement sur le Tan Tien (Hara). Inspirer, expirer : en expulsant doucement l'air et en poussant légèrement sur le diaphragme.

Les yeux mi-clos sont dirigés vers le sol.

Se laisser (em)porter par le déplacement comme le pêcheur sur sa barque au gré des courants et du vent.

Discerner, sans s'y attacher, tous les sons que nous percevons.

Se concentrer sur la respiration.

Chercher et trouver le centre des quatre points cardinaux: l'unité du corps et de l'esprit; l'équilibre entre la présence permanente à l'intérieur de soi, tout en demeurant avec l'extérieur : dans le mouvement de la vie.

Ne plus être qu'un objet mu horizontalement par une force extérieure.

S'oublier soi-même: quitter son ego.

Quelle différence y-a-t il alors, entre l'homme sur la barque de SHITAO et le passager du METRO ou du RER A ?

Plume Solidaire 🙏


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