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Oh non, ne m’attendez surtout pas

Publié le 15 juin 2026 par Paulo Lobo

 C'est la mer dont j'ai envie, le sel de la vie, la chaleur, le soleil, le sable, les pensées accablées, un jus de fruits et une serviette. L'aigle qui fonce sur sa proie, le ciel bleu, si bleu qu'il en devient effrayant, les voitures qui devraient toutes être effacées de la surface de la Terre, revenir à un monde d’avant, revenir au monde.

Il suffit de terminer le paragraphe.

En roulant sur l'autoroute, je pensais à tout cela, je me disais tant pis il faut en finir, le code de la rate est insignifiant. Une vie passée à égrener les secondes, les minutes, les heures, dans l'attente de quelque chose qui n'arrive jamais. Une vie qui est juste une mise en scène d'un vide intersidéral. Une vie où Il ne fait pas beau, où il fait toujours gris,

Où il ne fait pas bon 

marcher seul sur la colline. Ériger le drapeau et se dire que ce n'est pas grave. Mais la guerre est une belle saloperie et je le crierai sur les toits.

La carrière militaire est une bonne blague sanguinaire. 

Affichez-la et vous obtiendrez un millier de rires à gorge déployée.

Je n'en peux plus de tous ces généraux qui passent leur temps à être interviewés à la radio et à la télévision. 

Leur parole d'expert m'exaspère. 

Et les gens ne s'en rendent pas compte, ils oublient à chaque fois et rejouent la même sottise. 

Car ils se disent 

c'est pour la justice que je vais t’étriper, c'est pour la justice que je vais te cibler, c'est pour la justice que je vais te bombarder.

Une fois que la messe est dite, ils s'en vont à leurs tâches quotidiennes comme si de rien n'était. 

Je n'en peux plus de toute cette hypocrisie. La guerre est une saloperie. Je ne me lasserai jamais de le répéter. La guerre est une saloperie. La guerre est une saloperie.


non, m’attendez surtout

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