Depuis Music Has The Right To Children, le duo écossais Boards Of Canada fait figure de précurseurs et aussi de légendes vivantes de la musique électronique. Aujourd’hui, avec Inferno qui est leur cinquième album seulement en trente ans de carrière, on réalise encore une fois pourquoi leur style a eu un tel impact, tout en étant resté inimitable et donc inimité depuis tout ce temps.
Principalement instrumentale, leur musique utilise également des instruments classiques tels la guitare, la basse, la batterie et même des instruments à cordes.
Les frères Mike Sandison et Marcus Eoin poursuivent leur exploration de l’inconnu, avec toutes les zones d’ombres et de frayeurs que cela implique. Et, pourtant, ils finissent toujours par réussir à trouver une étincelle, un rayon de soleil, une lueur de bout du tunnel, au beau milieu de la traversée d’une forêt sauvage et inhospitalière, ou de ce qui pourrait même ressembler parfois à un cauchemar des plus étranges.
Évidemment, Inferno se veut résolument plus pessimiste que ses prédécesseurs, les couleurs ocrées des 24 photographies servant de visuels ajoutant à ce constant tout sauf réconfortant. Et puis, toujours, des voix ici et là viennent nous ramener les pieds sur terre, et l’on se croirait dans un univers en mode sépia qui croiserait Twin Peaks et X Files.
Oui, BoC a composé un nouveau film musical aussi fantastique qu’onirique, sans jamais perdre de vue son identité.
(in Heepro Music, le 22/06/2026)
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