❤ Nous avons acheté cet album lors de notre passage à Rue des livres à Rennes en mars dernier. Monsieur connaissait déjà le récit de Bernard Moitessier du même nom et j’en avais également entendu parler. En littérature, j’ai déjà côtoyé l’évènement du « Sunday Times Golden Globe Race » via ma lecture de « La vie très privée de Mr Sim » de Jonathan Coe car un des personnages est fasciné par le destin tragique de Donald Crowhurst qui a effectué un voyage imaginaire autour du monde, alors qu’en réalité il tournait en rond dans l’océan Atlantique. Ayant transmis de faux rapports de position, il est torturé par ce mensonge et ce risque d’être déclaré vainqueur à tort. Son bateau sera retrouvé à la dérive, abandonné. L’histoire de Bernard Moitessier est toute autre, mais toute aussi folle.
Le résumé
En août 1966, le navigateur britannique Francis Chichester est parti d’Angleterre pour faire le tour du monde en solitaire, établissant le record du voyage le plus rapide autour du monde dans un petit bateau. Suscitant un énorme intérêt grâce à la couverture exclusive assurée par le journal The Sunday Times, revenu triomphant le 28 mai 1967, il devint un héros britannique mais également une source d’inspiration pour de nombreux autres navigateurs. En mars 1968, et c’est à ce moment que commence l’histoire qui nous intéresse aujourd’hui, la « Sunday Times Golden Globe Race » est annoncée, la toute première course officielle de tour du monde en solitaire et sans escale. Neuf navigateurs prennent le départ le 22 août 1968, dont Bernard Moitessier à bord de « Joshua ». Plus qu’un exploit sportif, c’est un véritable voyage intérieur qu’effectue le marin. Tiraillé par le désir de revoir ses proches, possible vainqueur, il se découvre peu enclin à retourner vers la civilisation.
Mon avis
Ce que j’ai véritablement adoré dans cet album, outre le récit de l’épopée extraordinaire de Bernard Moitessier, est la beauté des planches de cet ouvrage qui fait son poids. Pendant quelques heures, j’étais véritablement ailleurs, sur ce bateau, aux prises avec les éléments. C’est assez rare qu’une lecture me fasse un tel effet. De plus, j’ai apprécié que les bulles soient manuscrites. « Joshua », le bateau, est mis en valeur, dessiné sous tous ses angles, les oiseaux voltigent autour de nous, les animaux marins aussi. C’est un chef d’œuvre !
Editions Gallimard – 14 mai 2025
J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…
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