Le village est accessible en voiture, situé à environ une heure de Paris. Par les transports en commun, il faut prendre un TER depuis la gare Saint-Lazare jusqu'à Mantes-la-Jolie (direction Evreux), puis une ligne de bus (ligne 95-11).
Emmanuel Morin, directeur de l'établissement public de coopération culturelle du château depuis presque un an, ne manque pas d'idées pour donner envie de découvrir ce lieu inspirant. Il a offert la liberté à deux artistes et trois duos, accueillis en résidence de plusieurs mois pour s’approprier l’histoire du Château et de ses habitants, pour y créer des œuvres et des installations inédites avec pour seule consigne de faire vibrer les pierres… et sans l'objectif d'en faire un centre d'art contemporain.
Ces trois points sont en quelque sorte des préalables. Je constate combien les boutiques des lieux culturels ont évolué. J'en ai de nouvelles preuves chaque année à Museum Connections. On peut désormais y trouver une belle offre littéraire (et notamment ici les ouvrages pour enfants de Mathilde Arnaud) tout autant que des gourmandises comme les délicieux jus de fruits élaborés avec la production du Jardin-Potager … qui seront accommodés aussi en cocktails en accompagnement d'autres produits du terroir labellisés Île-de-France pour ceux qui viendront aux apéros gourmands des 17 juillet, 21 août, 23 septembre et 16 octobre et qui profiteront aussi d'une ambiance jazz & blues au coucher du soleil...
L'endroit est en lui-même plutôt insolite, avec un des plus vieux donjons de France, qui s'élève à flanc de falaise, et qui est repérable de loin. Le château et les bâtiments XVIII° font face à la forêt de Moisson sur l’autre rive de la Seine coulant à ses pieds et que borde un jardin-potager de 4 ha de 603 arbres fruitiers qui est le plus grand après celui de Versailles. A cela il faut ajouter plusieurs cours, des souterrains, d'immenses écuries et un ancien jardin anglais.
Bien entendu aucune vaisselle n'était disponible. Pour réaliser ses pièces de faïence Camille Chastang s'est inspirée des ornementations qu'elle a repérées sur les murs, les papiers, les quelques tableaux, y compris celui de Jeanne de Schomberg, en y ajoutant quelques perles de verre et un soupçon de magie et de merveilleux aux sublimes fleurs, grenades et ananas qui étaient déjà présents.
Ce salon aux angles incurvés forme une rotule dans la distribution de ce niveau du pavillon d'Enville, puisqu'il distribue à la fois l'appartement de société de la duchesse et, perpendiculairement, la bibliothèque où nous irons tout à l'heure.
Bien qu'ayant travaillé avec un historien la démarche ne vise pas la reconstitution, mais une interprétation artistique contemporaine des récits, des anecdotes et de moments-clés qu'ils ont pu identifier. Ils ont installé 40 points de diffusion cachés sous les meubles et comme le souligne le directeur l'idée est d'évoquer et non de diffuser un concert : nous ne sommes pas l'IRCAM !
A La Roche Guyon ils ont imaginé deux espaces d’exploration et de manipulation pour inviter les visiteurs, en particulier les plus jeunes, à expérimenter et comprendre- les machineries du théâtre de société du XVIIIe siècle dissimulé sous le grand Salon, avec le dispositif Jeu de scène, - les techniques défensives du Moyen Âge à travers Mystère médiéval (2026-2030) dans le donjon.
Du 20 juin au 1er novembre 2026Ouverture annuelleTous les jours du mercredi 1er avril au dimanche 1er novembre de 10h à 18h.Les photos qui ne sont pas logotypées A bride abattue sont respectivement de © Agence GG. et de © Chateau de La Roche Guyon que je remercie
