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Les saules, Mathilde Beaussault [Policier – En librairie – Printemps du livre de Montaigu]

Par Antigone

J’ai acheté ce titre lors de mon passage au dernier Printemps du livre de Montaigu. J’étais curieuse de lire cette autrice qui commence à faire beaucoup parler d’elle. Son second roman, « La colline » vient d’ailleurs de remporter le Prix Elle catégorie « policiers » 2026. Mais son premier opus avait déjà été couronné par le Grand Prix de littérature policière 2025. Je ne lis pas beaucoup de romans policiers, ce n’est pas mon genre de prédilection mais j’ai été tentée par la quatrième de couverture de ce livre qui précisait que Mathilde Beaussault, fille d’agriculteurs bretons, avait trouvé dans ses origines matière à écrire cette histoire.

Le résumé
Marie, dix-sept ans, la fille du pharmacien, est découverte dans « La coulée », vraisemblablement étranglée. Son décès fait parler dans la commune. Ceux qui l’ont connu sont chacun à leur tour convoqués à la gendarmerie pour être interrogés. Marie n’avait pas très bonne réputation mais Marguerite l’aimait beaucoup, elle qui avait pu bénéficier de son intérêt quelques temps. Cette petite fille en sait d’ailleurs plus que son mutisme le laisse croire. Mais personne ne fait attention à cette enfant livrée à elle-même et maltraitée à l’école.

Mon avis
J’ai beaucoup aimé ce policier à l’atmosphère sombre dont l’intrigue se déroule principalement dans le cadre d’un milieu rural. Je veux souligner d’ailleurs en passant l’esthétique des couvertures que je trouve très réussie. J’ai été particulièrement touchée par le personnage de Marguerite qui vit vraiment un enfer au quotidien et quête avec avidité le moindre signe d’affection. Cette petite fille subit la négligence de parents qui s’éreintent dans leur ferme. Ressurgissent à l’occasion du décès de Marie d’anciennes querelles concernant notamment le partage des terres. Qui n’a pas connu, en grandissant à la campagne, ces fameuses rancœurs concernant le « remembrement » ? Chaque personnage a un passé lourd et l’on se prend à penser qu’un drame aurait pu arriver bien avant. Mais c’est Marie qui en a fait les frais, Marie qui voulait simplement vivre plus fort, être aimée, avec toute l’intensité de sa jeunesse. Ce titre relève bien plus du roman noir que du polar il me semble mais je ne suis pas prête d’oublier cette petite Marguerite murée dans le silence qui observe son environnement avec une résignation qui n’est pas de son âge.

 Editions Points – 6 mars 2026

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

 

Grand Prix de la Littérature Policière – 2025

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