Traduit de l’islandais par Catherine Eyjofsson
J’ai de nouveau déniché chez Emmaüs un titre de cette autrice, dont j’avais boudé le « Rosa Candida » mais dont j’avais beaucoup aimé le « Miss Islande« . Et décidément, je deviens accroc à sa manière de raconter son pays. Il s’agit encore une fois de suivre une femme de caractère dans un moment précis de son parcours de vie, où s’éveille chez elle un sentiment fort d’émancipation et de liberté.
Le résumé
La narratrice de cette histoire se retrouve simultanément quittée par son mari et en charge d’un enfant de quatre ans. En effet, sa meilleure amie, enceinte, est subitement hospitalisée et lui confie son fils, Tumi, qui est sourd mais a un formidable caractère. Ce duo improbable va partir en voyage sur les routes d’Islande, en quête de l’endroit où a été installé le chalet que la jeune femme a gagné, confirmant l’adage « heureux aux jeux, malheureux en amour ». Un gain d’argent tombe aussi au moment du départ, facilitant le projet farfelu de la future divorcée, qui va ainsi revenir dans les lieux de ses origines, accompagnée de son petit camarade.
Mon avis
J’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture, malgré les nombreux flash-backs intégrés au récit, dont toutes les explications ne sont pas données au lecteur. La placidité de l’héroïne de ce road-trip étonnant m’a plu. Elle accueille en effet les évènements avec un détachement assez exceptionnel, les accidents comme les rencontres. Elle pensait ne pas être faite pour la maternité mais s’occupe très bien de son petit protégé. C’est souvent absurde, rafraichissant, et cette lecture donne bizarrement la pêche, laissant l’impression que rien n’est impossible à qui aura l’audace de se lancer sur les routes. De plus, le duo improbable fonctionne à merveilles et fait régulièrement chavirer le cœur. Une lecture attachante.
Editions Zulma – 23 août 2012
J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup… 
