J’ai acheté ce livre lors du dernier Printemps du livre de Montaigu. Je dois avouer que j’avais moins lu Olivier Adam depuis « La renverse » en 2016 et « Chanson de la ville silencieuse » en 2018. C’était une occasion de renouer avec l’auteur, après avoir beaucoup lu plutôt les romans de Karine Reysset (sa compagne) et ceux de sa fille Juliette Adam. Je ne m’attendais pas forcément à entrer dans un roman policier se déroulant sur les rives du lac d’Annecy. Et pourtant on y retrouve les anti-héros chers au cœur d’Olivier Adam, la mélancolie d’un lieu touristique que les touristes s’apprêtent à déserter en fin de saison et des relations familiales tendues où chacun s’évertue à jouer le rôle qu’on lui a désigné.
Le résumé
L’ambiance est à la fête ce soir au Café des Sports, un lieu où se retrouvent les habitués de la station touristique. Antoine y rencontre Fanny avec qui il entretient depuis toujours des relations amoureuses épisodiques. Passablement bourré, il la raccompagne quand même à son logement. Le lendemain, on apprend que le corps d’une femme a été déposé au bord de l’eau. Les soupçons se portent vers Antoine qui coche toutes les cases, connu pour être le loser de sa famille, celui qui un jour fera une grosse connerie. Il est le coupable idéal.
Mon avis
J’ai beaucoup aimé ce roman choral qui donne la parole à chaque protagoniste, souvent en réponse aux interrogations du policier chargé de l’enquête. Reconstituer la soirée n’est pas évident. Antoine a tout oublié. Antoine est instable. On retrouve bien sûr ici la patte d’Olivier Adam. La plupart des personnages ont depuis longtemps lâché l’affaire, se contentant de leur présent insatisfaisant. Le lieu où ils habitent semble les avoir aimantés. Et comme on veut rester, on prend le travail qui se présente, chez Proxy par exemple, et pourtant le directeur est désagréable. La Bretagne est quand même là, présentée comme une terre refuge, lointaine, presque inaccessible. Il aurait été surprenant qu’elle n’apparaisse pas. Un roman qui promet de plonger en eaux troubles et étreint aussi le coeur.
Editions J’ai lu – 7 mai 2025
J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…

D’autres lectures chez Babélio
