Résumé : 2147. Le plus grand plaisir dans la vie de Julian, 18 ans, à côté de sa relation avec sa petite amie Anna, est de passer des heures sur un jeu vidéo, ou plutôt une simulation interactive, appelée Life 360. Il peut y suivre la vie de n’importe quel être humain du passé, sur la période qu’il veut, au rythme qu’il veut… et il est un peu accro.
Un jour, alors que Julian se promène en 2025, il tombe sur la vie d’une certaine Naëlle, 17 ans, se prend d’affection pour elle et brave l’interdiction d’interagir avec les simulations. Celle-ci voit son quotidien chamboulé : les coussins volent, la gravité dysfonctionne, et surtout, un soir, un éclair se fige dans le ciel. Face à l’accumulation des « bugs », Julian décide de lui avouer qu’il provoque ces interférences. Sous le choc d’apprendre que son monde n’existe pas vraiment, Naëlle accepte de laisser entrer Julian dans sa vie. Pour le meilleur… et pour le reste.
Avis : Julian depuis 2147 défie les lois et décide d’intervenir dans la vie de Naëlle, et lui révèle la vérité. Qu’elle vient d’un jeu vidéo de simulation auquel il joue. Naëlle ne s’attendait pas à apprendre qu’elle venait d’une simulation, pourtant sa vie lui paraît très réelle. Les deux vont pourtant se lier et une amitié va naître.
Le fond est pas mal, il y a un côté dystopique, le monde de Julian est loin d’être bon, les personnes handicapées par exemple sont abandonnés parce que pas « utile » à la société. Y a aussi une remise en question sur l’IA et les androïdes. Cette société qui paraît utopique ne l’est en fait pas du tout, bien au contraire. Malheureusement, le sujet est trop survolé, et au final j’avais plutôt l’impression que l’histoire se tournait vers les problèmes adolescents, les débuts de la vie d’adultes. Julian aime sa petite amie et refuse de la perdre et demande conseil à Naëlle, Naëlle s’attache de son côté à Selena une camarade de classe. Et je l’avoue je n’ai pas aimé.
Ce livre est un abandon, et pourtant il avait tout pour me plaire. Le côté queer était bien présent même si je n’ai pas trop compris si Naëlle était aroace ou lesbienne, mais bon. Elle est transgenre et arabe et merci pour la représentation. Elle a deux papas aussi et c’est franchement chouette. L’histoire aurait pu être hyper intéressante. Mais les atermoiements de « je l’aime mais peut-être qu’elle ne m’aime plus » c’était chiant. J’ai trouvé les personnages incohérent dans leurs réactions par moment aussi et c’était dommage. De plus la forme ne m’a pas trop plu, j’ai trouvé le style un peu plat, pas assez touchant, pas assez prenant.
J’ai levé plus d’une fois les yeux au ciel. Et je suis tellement déçue, j’étais tellement sûre d’aimer cette lecture. J’ai été lire la fin, et vraiment c’était hyper intéressant, mais j’ai trouvé cela mal exécuté, ça arrive. Il y a aussi pas mal de coquille dans le livre et c’est plutôt regrettable.
