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Camilla Läckberg – La Cage dorée

Par Nannegoutdelire @Annefilleul
Camilla Läckberg Cage dorée

Il y a des retrouvailles littéraires qui ressemblent à recroiser une vieille amie qu’on avait un peu perdue de vue. Camilla Läckberg, pour moi, c’était Erica Falck, Patrick Hedström, Fjällbacka, les secrets de famille, les cadavres dans les placards (et parfois dans les congélateurs). Ma dernière chronique de cette auteure date de 2015: La Sirène. Puis un jour, j’ai commencé Le gardien du phare, j’ai reposé le livre, et… rideau. Pas de raison précise, probablement un trop-plein de Scandinavie glacée et de crimes domestiques.

Depuis, Läckberg a continué sa vie d’autrice sans moi, et moi la mienne de lectrice papillonnante. Et voilà que, en cherchant un roman sur la vengeance d’une femme bafouée, mon moteur de recherche dopé à l’IA me propose La Cage dorée. Je précise à mon entourage que non, je ne suis pas en train de régler des comptes personnels. C’est juste que Facebook me sert régulièrement des débuts de récits douteux sur le sujet, et je voulais savoir si des versions « professionnelles » existaient.

Spoiler : oui.

Résumé

Faye a tout donné à Jack : son temps, son énergie, ses rêves, et même une partie de son identité. Lui, en retour, lui offre… une trahison bien classique, version « je te quitte pour une collaboratrice plus jeune ». Le combo parfait pour transformer une femme dévouée en femme déterminée.

Démunie, humiliée, mais pas détruite, Faye décide que si Jack lui a tout pris, elle peut très bien lui rendre la pareille – en pire. Et comme elle est intelligente, méthodique et qu’elle a un passé plus sombre qu’il n’y paraît, la vengeance ne sera pas seulement douce-amère : elle sera chirurgicale.

Premier tome d’un diptyque, La Cage dorée quitte les paysages de Fjällbacka pour les sphères très propres en surface (et très sales en dessous) de Stockholm. Et rappelle une vérité universelle : sous-estimer une femme est une erreur stratégique majeure.

Mon avis

Après un été à papillonner, comme chaque année, dans des romances et des fantasy légères – les fameux livres « agréables mais pas chroniquables » – j’ai enfin retrouvé ma flamme littéraire. Ce roman m’a tenue éveillée trop tard, puis m’a fait reprendre ma lecture dès le café du matin. Toujours un bon signe.

Les retours en arrière sur l’enfance de Faye donnent de l’épaisseur au personnage : on comprend d’où vient sa rage, comment elle s’est construite, et pourquoi sa vengeance n’est pas un caprice mais une reconquête. Läckberg joue habilement avec les temporalités, et même si on n’est pas dans un polar classique, la tension est bien là.

J’ai maintenant très envie de lire le deuxième volet du diptyque. Mais je me connais : si je fonce tête baissée, je risque d’étouffer la petite étincelle qui vient de se rallumer. Donc pause stratégique, détour par un autre genre (spoiler : ce sera un cosy mystery), et je reviendrai ensuite savourer la suite.


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