En 30 ans, voyager et communiquer au Japon à beaucoup changé. J’avais envie de revenir sur les différentes façon qu’on a eu au fil du temps de donner des nouvelles à nos proches restés en France. Alors, que je vivais ma meilleure vie au Japon.
Je vais faire cet article par période à partir de mon premier voyage en décembre 1998 jusqu’à mes recherches pour le prochain prévu fin 2026.
1998
J’ai un téléphone portable depuis l’été quand je pars pour la première fois au Japon. Pendant très longtemps, le Japon n’utilisait pas la même fréquence. Nos téléphones étaient tout simplement inutilisables sur place. Je l’éteigne avant d’entrer dans l’avion et je ne le rallume qu’une fois sur place en France.
Cartes téléphoniques japonaises utilisées entre 1998 et 2006
Il existe des téléphones publics un peu partout dans les rues ou dans le métro. Ils sont verts ou gris. Ils acceptent les pièces (10, 100 yens) ou bien les cartes pré payées. Voici quelques cartes, attention elles ne s’utilisent pas toutes au mêmes endroits, faites bien attention. Elles coûtent généralement entre 1000 et 5000 yens, en vente dans les hôtels, konbini ou bien près des téléphones : New Moshi Moshi Card (ITJ), KDDI Super World Card (KDDI) ou encore Carte à puce IC (NTT).
i-mode est un pionnier de l’internet mobile. Lancé en 1999 au Japon par l’opérateur NTT DoCoMo, il permettait d’accéder au web simplifié (en langage c-HTML), d’envoyer des e-mails et de consulter des services payants sur téléphone portable. En France, il a été proposé par Bouygues Telecom à partir de 2002 avant de disparaître avec l’arrivée des smartphones.
J’ai eu beau prendre un forfait chez Bouyges télécom pour avoir le NEC n21i et i-mode, ça n’a jamais très bien fonctionné en France. Quasiment aucuns sites internet n’étaient accessibles. Pire, il ne pouvait pas fonctionner du tout au Japon.
Au final j’étais juste contente de le customiser comme au Japon avec de nombreuses strappes, un miroir et une protection d’écran, mais sans que ce dernier ne fonctionne dans pays d’origine. J’ai eu 3 NEC de 2002 à 2009.
Pour trouver une boutique je photocopiais le plan dans un magazine. Et il fallait se repérer comme on pouvait avec les indications.
Même boutique avec Google maps pour vous donner une idée de la schématisation.
2007
source : wikipedia
A partir de la fin des années 2000, on pouvait louer un téléphone portable. On pouvait passer des appels au Japon, mais aussi à l’étranger. A l’aéroport il y avait plusieurs sociétés qui permettaient de louer un téléphone portable pour son séjour. Personnellement j’utilisais JAL ABC.
Je louais mon téléphone avant de partir sur internet, je le récupérais et le rendais à l’aéroport où je payais en carte bleue la location et les communications.
Les téléphones étaient tous à peu de chose près les mêmes, seuls les tarifs changent. Les différentes sociétés de l’occasion : JAL ABC, NTT DoCoMo International Roaming Center, SoftBank Global Rental, PuPuru (Japanese Mobile Phone Rentals) ou encore G-Call.
Certains opérateurs ont des portables compatibles avec le réseau japonais, mais assez peu en définitive, et surtout les services clients ne sont pas toujours fiables. Ils vous disent que oui alors, que votre portable ne marche pas pour le Japon qui est très particulier à ce sujet… Donc prudence !
2016
Entre 2008 et 2016 je vais peu au Japon. Avec l’arrivée des smarphones il est enfin possible que votre téléphone portable fonctionne sur place !
Mais c’est encore la galère. Quelques options sont possibles. Soit on loue une SIM japonaise à mettre dans le téléphone soit on l’a met dans un pocket wifi. On peut aussi louer un pocket wifi avec une SIM à l’intérieur si on n’a pas d’appareil adapté.
C’est une grande avancée. Pouvoir utiliser whatsapp pour appeler ses proches sans se ruiner en carte téléphonique c’est le pied.
2019
Le pocket wifi a ses limites. Déjà il faut le recharger souvent, quand il est en rade, vous l’êtes aussi et même si on partage la SIM à plusieurs on ne peut pas se séparer de plus de quelques mètres durant le voyage. Bref, pour le voyage suivant on prend chacun une Prepaid SIM CARD pour notre smartphone. Il suffisait d’acheter sur internet et de la recevoir chez soi. Une fois arrivée au Japon, il n’y avait plus qu’à la mettre dans le téléphone. Plusieurs sociétés proposaient des SIM, il fallait surtout faire attention au prix et aux nombres de données.
2023
Désormais rien de plus simple que de partir à l’étranger. En Europe, c’est compris dans votre forfait de base et pour le reste du monde le plus simple est de prendre une eSIM. Les smartphones récents sont compatibles. Une eSIM est une carte SIM numérique intégrée directement dans votre appareil (smartphone, montre ou tablette).
Ubigi, Saily, même les opérateurs de téléphonie classique en proposent. C’est le gros boom surtout chez les youtubeurws car ces marques vont beaucoup sponsoriser des vidéos.
Petite nouveauté, les opérateurs téléphoniques proposent désormais dans les forfaits des versions internationales ou en supplément avec de la data même en dehors de l’Europe. Je suis partie en Chine avec un forfait supplémentaire d’un mois avec Orange. C’était parfait, je devais juste activer le forfait le jour précédent mon départ.
Cette année, je suis chez Sosh et j’ai un forfait à 15 euros par mois qui comprend 200G en France, la 5G partout et 40Go d’internet mobile au Japon. N’hésitez pas à regarder si cela n’existe pas chez votre opérateur : Free, orange, Sosh ont des solutions si vous ne voulez pas de eSIM.
Attention tout de même de voir si les appels entrant ou les SMS ne sont pas hors forfait. Ça pourrait alourdir la note. Attention aussi au dépassement de la data car elle peut être très salée dans mon cas : au-delà 13,31€/Mo (par palier de 10Ko). Si vous pensez dépasser les 40Go optez pour une eSIM !
Bref, en 30 ans nous sommes passés de la carte téléphonique à un forfait classique avec 40Go de data. Je trouve ça fabuleux. Je peux partir sereinement en sachant que je peux donner des nouvelles à mes proches et continuer à surfer sur les réseaux sociaux.
L’article Comment communiquer au Japon ? est apparu en premier sur LAST EVE - Le blog de Tanja.
