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La mémoire des Embruns… lecture commune avec le Booklub !

Par Antigone

Traduit de l’anglais (Australie) par Isabelle Chapman

Très mystérieusement, nous avions deux exemplaires de ce livre dans notre PAL familiale, ce qui arrive assez fréquemment, monsieur lisant également beaucoup. Le phare en couverture y est certainement pour quelque chose. J’ai eu l’idée de créer un club de lecture virtuel, dernièrement, sur Booklub. J’ai décidé que ce titre serait la deuxième lecture commune organisée. Elle s’arrête d’ailleurs aujourd’hui avec la publication de ce billet et les avis des autres participantes plus bas. Un grand merci d’ailleurs pour votre accueil formidable à cette idée ! Je pense proposer ainsi une lecture commune tous les mois (pour l’instant). Si ça vous intéresse vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous, et bien sûr c’est gratuit 😉. Sinon, vous pouvez toujours vous inscrire au club et attendre qu’un livre vous fasse envie. C’est également un endroit où l’on peut déposer des avis de lecture. Lien de partage : https://booklub.fr/…/08670be3-b631-479a-9f2d-7f15a30f29a6

Le résumé
Mary reçoit chez elle la visite d’un mystérieux personnage qui lui remet une non moins mystérieuse lettre. Mary est âgée, sa santé décline et elle est perturbée par ce courrier qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur sa famille. Elle décide de passer les derniers jours de son existence sur l’île de Bruny, une île de Tasmanie, où elle a vécu de nombreuses années avec Jack, son mari, et ses enfants. Ils étaient alors gardiens de phare.

Mon avis
Dans ce roman, c’est surtout la vie de Mary qui nous est contée mais on suit également Tom, son plus jeune fils, qui a bien du mal à investir son quotidien depuis qu’il est revenu de l’Antarctique, il y a dix ans. J’ai beaucoup aimé voir ces deux personnages lutter avec leurs rêves et leurs souvenirs, tout en s’accrochant à une ligne morale qui les maintient debout. Pourtant, rien ne semble pouvoir les empêcher de succomber aux sirènes de la passion. La tête lutte alors contre le corps. Ce récit est au final très sensuel. La nature sauvage, le vent, sont également très présents. Et j’ai étonnamment trouvé que Karen Viggers savait nous réconcilier avec la mort, ce chemin que l’on emprunte seul. J’ai parfois tiqué sur l’aspect moralisateur, mais quoiqu’il arrive c’est la passion qui embrase ce livre.

Editions Le livre de poche – 30 mars 2016

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

Et maintenant place aux avis des participants de la lecture commune (merci beaucoup !). Vous verrez les avis sont très tranchés :

Nathalie (10/08/2026) 6/10
« J’ai bien aimé mais j’ai trouvé qu’il y avait trop de descriptions, et que les personnages manquaient de « corps » (à part Tom). »

Alex Mot À Mots (18 août 2026) 1/10
« Je n’ai rien aimé dans ce roman : ni l’histoire de Tom avec l’Antarctique ; ni les problèmes de Leon ; ni l’histoire de la vie de Mary ; ni les problèmes avec sa fille Jan. Je n’ai pas aimé non plus les descriptions de la faune et de la flore de l’île et de l’Antarctique qui n’apportent rien à l’histoire principale. Histoire principale qui n’est pas creusée mais juste effleurée, c’est bien dommage. Et puis j’ai trouvé ce roman mal écrit. Je l’ai terminé en diagonale, mais rien n’a éveillé mon intérêt. Désolée Antigone, j’aurais aimé apprécier cette lecture que tu nous as proposée. »

christine (22 août 2026) 7/10
« Sans être un coup de coeur, ce roman s’est avéré être un bon moment de lecture. J’ai été fort déçue cependant par « les grosses ficelles » employées autour du soi-disant secret, qui n’en était déjà plus un dès la 1ère partie… Je me suis attachée à Tom et à Mary, j’ai également apprécié l’atmosphère qui se dégage de cette lecture. J’ai tout particulièrement été touchée par la justesse avec laquelle est traité le thème de la mort, celui du deuil aussi; le vocabulaire, les tournures utilisées sont d’une grande pertinence, il faut donc également rendre hommage à Isabelle Chapman, la traductrice. Merci Antigone de nous avons proposé cette lecture commune! »

Katell (24 août 2026) 8/10
« Ce fut une agréable découverte, celle d’un milieu hostile que sont l’Antarctique ou l’île de Bruny au-delà de laquelle se trouve l’infini blanc antarctique. L’histoire Mary est poignante et émouvante. Les personnages sont bien incarnés, attachants et portent leurs blessures avec courage et parfois rage. La description des paysages de l’Antarctique est fabuleuse, comme celle de l’île Bruny et du phare isolé. Des uns et de l’autre, on n’en sort pas « indemne » tant les émotions qu’ils provoquent sont denses. Les hommes et femmes en situation d’isolement, malgré l’immensité et l’air du grand large que les vents battent à longueur d’année, chacun se retrouve face à lui-même avec les débordements possibles. Mary a perdu un époux, a reconstruit vaille que vaille son couple, Tom, son benjamin, a vu son mariage faire naufrage au point qu’il en a été, sentimentalement, anéanti. Sa reconstruction, paradoxalement, s’effectue au cours des dernières semaines de Mary. J’ai apprécié les thème abordés, tels que le choix de mourir chez soi, la solitude, la violence conjugale, la violence envers la nature et sa faune ou les liens familiaux que l’on tisse et consolide au prix, parfois, de sa liberté. Une belle lecture. »


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