ou comment j’ai retrouvé mes (presque) vingt ans.
Bah ‘ui, j’ai pas tenu jusqu’au bout… Honte à moi ! La prochaine fois j’irai accompagné ça me tiendra éveillé 
Pourtant je me souviens des premières éditions du Sylak auxquelles j’ai pu assister, c’était eul’bon temps !
Le Sylak Open Air est un festival métal idéal : ni trop petit, ni trop grand, une ambiance chaleureuse (et je ne parle pas que de la météo), une organisation léchée, une programmation suffisamment éclectique pour plaire à tout le monde…
La journée a démarré avec le groupe de stoner-doom lyonnais Occult Hand Order qui ont eu la difficile tâche de remuer le crowd qui avait déjà 2 jours de fest’ dans les pattes. Une musique suffisamment planante pour un réveil en douceur, et assez énergique pour remettre sur pied ceusses qui n’avaient que peu dormi 
La suite, bien plus musclée, a été officiée par Pilori, un groupe de crust/hardcore rouennais. Pas fan des aboiements à répétition, on ne pourra cependant pas leur reprocher leur efficacité et leur degré de motivation !
Belle surprise que la découverte de Cage Fight en live. La belle et puissante Rachel Aspe tenait la foule en haleine (bien que la voix soit à mon sens un poil sous mixée), accompagnée des musiciens plus qu’efficaces et proposant des featuring « surprise » (apparemment j’étais le seul pas au courant) avec Julien Truchan (Benighted) et Benjamin Nominet (ex-Sybreed).
La découverte de Reverend Beat-Man & Milan Slick a été un des points forts de cette journée. Le suisse et son acolyte nous proposent ce qui aurait pu advenir des White Stripes s’ils étaient punk. Avec un équipement musical hors norme (chacun étant équipé d’une mini batterie, d’une guitare et d’un synthé pour Milan Slick), des titres de deux minutes et des brouettes max et des textes simplistes, le blues punk acéré qui nous est asséné est simple et efficace.
Si je connaissais Misery Index sur album, j’ai été moins convaincu par le live. Pas ma came.
Je passerai également sur les lives d’Agnostic Front et Terror, sommités du hardcore, mais qui me laissent froids, pas ma came, même si l’énergie est là.
La prestation du vocaliste d’Agnostic Roger Miret (oui, on dirait le nom du DRH d’une boîte de transport), sera cependant moins vigoureuse que celle de Terror (Scott Vogel, qui veut dire « oiseau » en allemand).
Slomosa, par contre, je dis oui. Rien de nouveau sous le soleil, on y retrouve la vibe d’un Rival Sons ou d’un Wolfmother, avec une bassiste qui se donne à 200% !
Parti alors qu’Orden Ogan, du power metal teuton. Il faut aimer ce genre musical que pour ma part je trouve très cliché. Je n’ai rien contre les costumes et les concerts « scénarisés », mais là encore, pas ma came (et puis je pense que j’étais un peu crevé 
Du coup j’ai raté les deux gros morceaux qu’étaient Dark Tranquility et Zakk Wylde’s Black Label Society, mais bon, ce genre de fest’, tout seul, c’est moins drôle…
