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Mur-Murs, Florie Maurin

Par Maliae
Mur-Murs, Florie Maurin

Résumé : La fin de leur scolarité et la Croisée des chemins approchent !
Astrid et Céleste sont à deux doigts de savoir si elles pourront étudier à la Verrerie. Elles rêvent depuis toujours d’apprendre à extraire et distiller les émotions dont chaque lieu regorge pour fabriquer objets et élixirs. Ce savoir-faire n’est réservé qu’à quelques élus dans la cité de Rémanence où chacun est assigné à la place qu’il mérite.
Après avoir travaillé si dur, les deux amies vont intégrer la Verrerie ensemble, c’est certain ! Mais les règles immuables qui régissent Rémanence sont-elles aussi justes qu’il y paraît ?

Avis : Dans un monde où il faut retenir ses émotions afin qu’elles ne s’intègrent pas dans les murs des maisons, Astrid et Céleste rêvent toutes les deux d’étudier à la Verrerie. Mais si Astrid a la chance de vivre dans une maison en pierre, Céleste, au contraire, vit dans une maison en bois, ce qui est beaucoup plus mal vu. Mais d’après la société « sol ne ment pas » et chacun n’a que ce qu’il mérite. Du moins c’est ce qu’on leur serine depuis toujours. Car la vérité est bien plus sombre.

Un livre dystopique, avec une ambiance particulière, un style très plaisant, et une sorte de pouvoir vraiment original (pouvoir extraire les émotions des maisons pour en faire des élixirs), c’était vraiment formidable. Les personnages sont ultra attachants. Astrid sait réprimer ses émotions, elle a apprit la tempérance depuis toute petite, en revanche c’est plus compliqué pour Céleste qui se rend bien plus compte que son amie que la société est mauvaise. Dans l’équation des deux meilleures amies va s’ajouter Senestre, ce garçon qui a l’air en colère contre ce qu’il se passe – bien que ses parents soient riches. On va aussi plus tard rencontrer Fanélie et son arrogance, et puis Caspar (que j’ai vraiment aimé).

J’ai tellement adoré cette lecture, découvrir cet univers et ouvrir les yeux avec Astrid sur ce qu’il se trame. C’était très prenant, et j’ai vraiment aimé le style d’écriture. Les illustrations faites par Manon Diemer sont superbes, elles agrémentent bien le texte et nous plonge dans l’univers. Alors que je lisais le roman, je me suis dis que finalement ce n’était pas si différent de notre société, où on nous réclame de garder ses émotions fortes pour soi. Même si nos émotions n’imprègnent pas nos murs (ou peut-être que si dans un sens?).

J’ai versé ma larmichette d’émotion à la fin, trop triste de quitter cet univers et ces personnages. C’était une très belle histoire qui dénonce un système pourri jusqu’à l’os.

Phrases post-itées :
« – À force de nous apprendre à maîtriser nos émotions tout le temps, on prend même plus la peine de les ressentir un bon coup »

« Elle était persuadée que sa vivacité d’esprit, lassée, finirait par faire ses valises et s’enfuir par ses oreilles. »

« Habiter dans des endroits qui ne renferment aucune émotion rend incapable d’imaginer celle des autres. »


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