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Le bruit du melon qui explose, Marie Colombe [La rentrée littéraire]

Par Antigone

J’ai été séduite par cette couverture pleine de peps sur le catalogue de rentrée des éditions Au diable Vauvert. J’aime beaucoup leur ligne éditoriale qui en général bouscule et promet en tous les cas une expérience de lecture qui détonne et étonne. C’est le cas encore une fois ici, mais la couverture mettait déjà sur la piste, bien sûr !

Le résumé
Mila a vingt ans et a grandi au Stanhope, un vieil hôtel de luxe new-yorkais, sous la garde de sa nounou Lupita, ne profitant que rarement de la présence de sa mère, June. Cette dernière, qui travaille dans la finance, est extravagante, redoutable et souvent absente. Mais la crise des subprimes de 2008 va tout bouleverser. June est ruinée. Elles ne peuvent plus rester à l’hôtel. Le trio n’a alors d’autre choix que de se replier en Provence, en France, dans cette maison où June avait pourtant juré de ne jamais remettre les pieds.

Mon avis
Ce roman est, comme je m’y attendais, plein de surprises. Déjà, il est fait référence à de nombreuses reprises à Frida Kahlo, que je ne pensais pas trouver là, et à ses tableaux mais aussi à cet épisode que la peintre immortalisera, le suicide de Dorotthy Hale, qui s’est jetée du haut d’un gratte ciel à New York en 1938. Le ton est donné, même si c’est d’une autre chute dont il est question en début de roman, celle de Kiki Preston en 1948. Mila vit avec ces références et dans une atmosphère spéciale, connaissant tous les recoins du vieux Palace dans lequel elle rode, aimant les mots rares, qu’elle note scrupuleusement dans un cahier, collectionnant les T-Shirt à messages. Lorsqu’elle se retrouve à cohabiter de nouveau avec sa mère, extravagante et dorénavant fauchée, se pose la question de qui elle est et qui elle souhaite devenir. J’ai trouvé ça assez touchant qu’elle choisisse d’explorer le passé maternel pour comprendre avant tout ses origines. Mila est un personnage attachant. Le roman est bourré d’humour, de phrases espagnoles ou anglaises, de situations rocambolesques, déjantées. La verve décapante de Marie Colombe est très séduisante et ces trois femmes rebondissent avec beaucoup de panache et quelques melons jetés par la fenêtre. Je me suis beaucoup amusée avec cette lecture qui ne se complaît pas dans la mélancolie, se révèle intéressante et ma foi très sympathique. C’est un premier roman haut en couleurs.

 Editions Au diable Vauvert – 27 août 2026

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…1 2 3 4 5

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