Pour le moment, il sera bientôt au sommet de sa gloire. Arrive Marengo (dont on nous fait grâce du poulet), la reconquête de l'Italie. La sarabande d'Handel peut résonner. On entendra plusieurs fois résonner ses cordes.
Le voilà méditant, les mains dans le dos, réfléchissant sans doute à un concept qui sera maintes fois repris par ses successeurs, la voie du mérite promettant à chacun de réussir selon ses talents.
L'homme est fait de contradictions. Le comédien emprunte une formule à Jean d'Ormesson. J'ai l'imagination républicaine et je suis monarchique, … ce que Chateaubriand avait écrit auparavant à son propos : Je suis républicain par nature, monarchiste par raison, et bourbonniste par honneur.
Le dilemme napoléonien est le reflet de la démesure de son ambition et nous constaterons bientôt que la politique est la forme moderne de la tragédie. Décidément Jean d'Ormesson voit juste ! Mais pour le moment le pape arrive pour le couronnement dont le désormais "grand" homme se chargera lui-même avant de sacrer également Joséphine impératrice
Maxime d'Aboville a choisi pour l'affiche une représentation à cheval de Bonaparte, premier consul, franchissant le Grand Saint-Bernard, 20 mai 1800 peinte par David, et qui se trouve au Château de Versailles. Il achève le spectacle avec l'ombre de sa silhouette.
Et avec elle l'épopée mythique d'un homme que les guerres et le nombre de morts ne permettent pas pour autant d'ériger en héros mais qui aura permis à la France de compter 130 départements et de rassembler 120 millions d'hommes parlant 8 langues différentes. Le cours d'histoire n'est peut-être pas exhaustif mais nous avons reçu une bonne leçon.
Napoléon, conçu et interprété par Maxime d’AbovilleTextes de Victor Hugo, Chateaubriand, Tolstoï et Jean d’OrmessonDécor : Marguerite Danguy Des désertsLumières : Dorian Mjahed-Lucas
Photographies : Sébastien ToubonÀ partit du 31 août 2926
Le lundi, le lundi seulement à 19 heures
Au Théâtre de Poche-Montparnasse75 boulevard du Montparnasse - 75006 Paris
