Stéphanie Tesson, directrice du Théâtre Poche Montparnasse, est à l’origine de cette aventure. Ensemble ils ont parcouru les textes de jean Giono pour finalemetn retenir celui là, pour son côté fantastique, mais aussi parce que la nouvelle permet d’interpréter les différentes péripéties imaginées par l’écrivain.
Certes, la mise en scène est davantage une mise en espace (d’ailleurs personne ne s’en arroge la paternité) mais l’interprétation prime. Quand on est dans l’univers du conte, nul besoin d’artifice pour faire exister les personnages.
La musique de l’accordéon d’ Olivier Depoix se superpose sur le chant des cigales à mesure de l’entrée des spectateurs qui sont en quelque sorte conviés à prendre place dans un café, quelque part en Provence.
Jean Giono a écrit à partir de ses souvenirs d'enfance à Manosque au début du XX° siècle et Maxime Lombard a eu la chance de l’entendre dans le café de son grand-père. Son interprétation est naturelle et son accent provençal participe à l’ambiance.Evidemment les mots sont magnifiques, écrits par la plume d’un poète qui savait merveilleusement restituer l’atmosphère un peu oppressante des fêtes de village quand l’alcool et la chaleur, faisant tourner les têtes, permettait d’oser régler ses comptes.Cette époque a ceci de commun avec la nôtre que la météo est une source constante d’inquiétude. On craignait un orage le soir de la fête votive. On se méfiait, mais allez donc arrêter l’eau … interroge le conteur qui décrit le souffle du vent et le ciel obscurci de nuages pesant sur l’assemblée comme une main.
Si le titre de la nouvelle fait référence à Pan, le fils d’Hermès, c’est parce qu’il est le dieu grec de la nature, de la chasse et de la musique, ainsi que le protecteur des pâturages, des bergers et des troupeaux. Il était donc logique de le choisir pour rendre justice à une colombe maltraitée, qui plus est symbole de la paix et qui, naturellement est présente sur la très belle affiche du spectacle.
Lecture interprétée par Maxime Lombard
Création musicale et accordéon : Olivier Depoix Lumières : Dorian Mjahed-Lucas
Photographies : Sébastien ToubonDu 31 août 2026 au 2 novembre 2026Le lundi, le lundi seulement à 21 heures
Au Théâtre de Poche-Montparnasse75 boulevard du Montparnasse - 75006 Paris
