Il fût un temps, post 11 septembre, où on vivait tous les même hallucination trop réelle, les États-Unis étaient détestés pour vrai et on les attaquait brutalement provoquant une forme de patriotisme qui nous ferait penser, très justement alors, que les É-U n'auront jamais pire président à vie.
Et pourtant...
La litanie d'horreurs qu'il a commises sont désormais plus ou moins oubliées car le pire des pires est désormais doublement passé, et même arrimé, et passe maintenant comme ce bon bougre qui fera des blagues avec Michele Obama dans les rencontres publiques et qui fera éclater de rire tout le monde.
Une chose que George Walker Bush a faite aura été d'ouvrir la grande porte de la stupidité.
Né à New Haven, au Connecticut, le 6 juillet 1946, ce qui le place encore aujourd'hui 2 semaines plus jeune que l'actuel incontinent président, il a grandit dans un univers privilégié, fils ainé de George Herbert Bush et de Barbara Pierce, dont le père est un descendant du président Franklyn Pierce, décédé d'alcoolisme en 1849, à 64 ans. George H. Bush est lui-même fils de Prescott Bush, important homme d'affaires de Wall Street, éventuellement sénateur au Connecticut. Il avait été grand magnat des chemins de fer. W nait donc dans une famille très Mr.Monopoly. Bush père déménage toute la famille (de 5 enfants quand Pauline, l'ainée des filles, décède à l'âge de 3 ans de leucémie), au Texas.
En janvier 1968, il se classe difficilement comme pilote, mais quand vient le temps de servir, quelques jours avant son départ, papa réussit à le faire qualifier comme entraineur de pilotes, aux États-Unis, toujours au service de la guerre, en un impressionnant 24h de bureaucratie. Il sautera du même coup toute une série de rang militaire. Et comme "entraineur" le Texas peut offrir 29 pilotes et 27 sont déjà en service. Bush, qui devait faire 6 ans de services militaires, en fera à peu près 2.
Il fait la rencontre de la libraire Laura Welch qu'il épouse trois mois plus tard. Quand son père perd l'investiture présidentielle de 1980 contre Ronald Reagan, il devient toutefois son vice-président. Ce qui fait que W chamgera le nom de sa compagnie d'extraction de pétrole, de Busto Energy à Bush Explorations. Retenant la leçon d'Harvard que pour réussir, toujours s'assurer qu'on connaisse le nom de ton père. Mais les affaires n'iront pas complètement bien et on est racheté tout juste avant d'avoir à déclarer faillite vers la fin des années 80. Il fait quelques magouilles qui pourraient le forcer à être poursuivi en justice, mais maintenant, au début des années 90, son papa est tout simplement président des États-Unis. On ne lui tape presque pas sur les doigts pour ses délits d'initiés.
Un ancien partenaire d'affaires qui était aussi co-propriétaire des Reds de Cincinnati, lui fait remarquer que les Rangers du Texas sont à vendre. Il place 606 000$ de sa poche et réunit (avec l'aide de son père) un groupe d'investisseurs pour les acheter. Il se présentera finalement en politique, voulant en devenir le gouverneur, lui qui n'avait qu'un nom de famille à présenter comme expérience dans le domaine. Il se défendra contre une femme qu'il traite de lesbienne qui ferait des affaire de lesbiennes et qui feraient enseigner l'homosexualité à l'école. Les laids mécanismes fonctionnent. Il gagne.
Il se fait dur en justice baissant l'âge pour être jugé en adulte à 14 ans, et sera sévère sur les peines concernant la drogue, particulièrement, la cocaïne. Qu'il faut lui pardonner d'avoir prise puisqu'il était alors un adolescent de 40 ans. Plus que n'importe quel gouverneur aux États-Unis dans l'histoire moderne du pays, W Bush fera tuer par exécution 152 personnes.
Alors que Al Gore a plus de 500 000 votes de plus que lui, dans le vote populaire, partout au pays. 3 des avocats qui on travaillé en faveur de Bush sont actuellement juges de cette Cour du Mal Suprême. Roberts, Kavanaugh et Coney Barrett.
Il répondra aux faveurs par des faveurs, fera de ses amis riches, "ses meilleur(e)s ami(e)s" et "sa base". Le surplus de 6 milliards du règne Clinton, deviendra le 10,.6 milliards de déficit de W Bush. Pour le pauvre Barack Obama. Les attaques du 11 septembre et les guerres sur des mensonges, alourdissant tout ça.
Le 6 août 2001, le point de presse journalier de la Maison-Blanche avertissait qu'Oussama Ben Laden était déterminé à attaquer les États-Unis de manière imminente. W est alors en vacances sur son ranch. Le mémo du point de presse du jour est envoyé à W. mais rien n'est pensé autour de ça, pour les 36 prochains jours. On connait la suite. 19 terroristes, 4 avions, des milliers de morts, à New York, en Pennsylvanie et à Washington.
Parlant de crimes, sous W Bush on s'organise avec Genève pour leur faire part que l'interdiction de torture en interviewant des suspects dans les affaires de guerre, ne s'appliquent pas aux États-Unis parce qu'ils interviewent des terroristes. Un peu comme aujourd'hui où on dit que tous les Palestiniens sont du Hamas.
Quand l'ouragan Katrina fait des ravages, il fera trop peu, Mais quand un autre ouragan moins grave touche la Floride de son frère, il investit des fortunes pour l'aide après tempête et déclare tout l'État, état d'urgence. Plusieurs comtés absolument non touchés seront content des millions reçus.
Toujours aussi anti-gay, il serait en faveur des projets de bannissements de mariage entre conjoints de même sexe, jusqu'en 2004. Dernière fois où on présentait au Congrès (vous vous rappelez, l'obligation constitutionnelle ?) dans une cause perdante, pendant son règne.
Quand il termine son second mandant, il a des chiffres d'appuis Trumpien dans les 30%, médiocrité depuis doublement battue par le pédoprésident actuel. George W Bush, insidieusement, a été trouvé beaucoup moins pire depuis la double erreur Trump, étant révisé par une présidence qu'on juge désormais, à 59%.
On pourrait avec le temps, faire l'inverser avec le pédoprésident actuel. Toujours entre 34 et 37%.
George Walker Bush a eu 80 ans, il y a deux mois et demi.
Et il était terrible. Le président parfait pour se faire attaquer.
