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La belle personne

Par Rendez-Vous Du Patrimoine

La belle personne
La Princesse de Clèves revisitée... On aurait pu craindre le pire tant le chef-d'oeuvre de Madame de La Fayette a déjà inspiré, en littérature comme au cinéma. Le film réalisé en 1961 par Jean Delannoy avec Marina Vlady dans le rôle de la princesse a marqué les esprits et fait partie du patrimoine cinématographique. Les décors Renaissance, les costumes y étaient aussi pour quelque chose.
Christophe Honoré réalise avec "La Belle personne" un film bien différent mais dont l'esprit respecte pleinement l'intrigue d'origine. Il y insuffle la fougue et les inquiétudes d'une jeunesse dorée, aussi troublée par les sentiments amoureux qu'émerveillée par leur puissance.

L'action, au lieu de se situer à la cour du roi Henri II en 1559, se situe dans un lycée parisien où la cour de récréation tient lieu de théâtre de la vie.
Junie de Chartres qui vient d'arriver dans ce lycée après la mort de sa mère devient l'amie d'Otto un jeune garçon de son âge, calme et sérieux, à qui elle donne toutes les preuves de l'amour.
La belle personne
Léa Seydoux (Junie) et Grégoire Leprince-Ringuet (Otto)
Mais peu après, Junie tombe passionnément amoureuse de son professeur d'italien "Nemours", un dandy qui collectionne les conquêtes mais qui à son tour éprouve l'émotion de l'amour véritable après avoir fait "table nette".
L'aveu de cet amour à Otto provoque le suicide de celui-ci mais Junie, loin de se donner à Nemours le quitte pour ne pas avoir à souffrir un amour qu'elle redoute éphémère.
La belle personne
Louis Garrel (Nemours)

On retrouve là toutes les subtilités déployées par Madame de Lafayette dans son roman et très vite le décor du lycée sert avec harmonie de cadre à la tragédie qui se noue.
Le regard et le teint de porcelaine de Junie font d'elle une subtile et fragile "princesse", prête à prendre le large plutôt qu'à souffrir de désamour.
L'émotion vient aussi des musiques choisies avec finesse, qui signent la mélodie de l'oeuvre : "Elle était si jolie" (Alain Barrière) ou " Way to blue" (Nick Drake).
Le film sort mercredi au cinéma après être passé sur Arte. A revoir donc ... pour relire le roman du XVIIe siècle avec les yeux d'une princesse qui dorénavant s'appelle Junie.
Pour en savoir plus sur le roman de Madame de La Fayette (1678) et sa présence aujourd'hui, cliquez ici.
Merci pour votre lecture ! Thank you for reading !

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