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10 000 litres d'horreur pure de Thomas Gunzig

Par Sylvie
"Modeste contribution à une sous-culture"

10 000 litres d’horreur pure


Editions Au Diable Vauvert, 2007
Illustrations de Blanquet
Décidément, les originales éditions Au Diable Vauvert regorgent de textes "barrés", souvent très déjantés.
Explicitons d'abord le sous-titre : Thomas Gunzig rend hommage à une "sous-culture" celle des films d'horreur de série B américaine genre Massacre à la tronçonneuse, Scream ou encoreThe descent. Tous ces films adoptent le même schéma : un groupe de jeunes insouciants issus du milieu urbain, très stéréotypés (le beau, le faible, la bombe sexuelle, l'intello) se retrouvent dans une campagne paumée et vont se faire tous liquider...La critique a vu dans ce schéma la vengeance des forces réactionnaires contre une jeunesse libre et insouciante...
Tout cela est très bien expliqué dans l'introduction. En fait Gunzig transpose se modèle de cinéma dans la littérature pour notre plus grand plaisir ! C'est divertissant à souhait, rondement bien mené et bourré de suspense et...non dénué d'humour noir...
Voici l'intrigue : un groupe de jeunes étudiants se retrouvent pour passer un week-end dans la maison de campagne de la tante de Patrice. Mais la cohabitation s'avère déja  difficile : Patrice est l'intelligent du groupe mais forcément il est timide et pas beau. Il y a Ivana, sa bonne copine qu'il n'ose pas draguer. Et aussi, JC et Kathy, deux belles gueules qui n'ont rien dans le ciboulot. On déboule avec une grosse voiture et là, on découvre une maison délabrée pas très confortable, un lac et une maison abandonnée...
Et pour ne pas rassurer le petit groupe, Patrice déclare que sa tante est en hôpital psychiatrique et que sa soeur paralysée a disparu il y a  des années...
La nuit tombée, JC et Kathy s'aventurent dans la forêt. JC est attaqué et Kathy disparaît...
Le petit groupe va se ressouder pour partir à la rescousse de leurs deux amis ...
La suite est des plus terrifiantes...Bien sûr, c'est gore mais aussi très humoristique. Les personnages sont très stéréotypés, ce qui poste à rire. De plus, le mal est incarné par des bestioles fantastiques qui nous font davantage plonger dans un conte que dans un film d'horreur.
Si bien que chaque fois, le lecteur hésite entre terreur et franche rigolade. C'est un peu du Tim Burton, la féérie en moins.
Vraiment du pur divertissement ! Merci à Gunzig d'avoir abordé en littérature un schéma emprunté au cinéma.
A recommander notamment aux ados.

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