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Moraliser le capital ?

Publié le 29 septembre 2008 par Jcgbb

Il ne suffirait pas de réguler l’économie, il faudrait encore “moraliser le capital”. Mais depuis quand l’Etat se préoccupe-t-il de la conscience de ses membres ? Que lui importe les motifs de l’obéissance à ses règles ?

On peut concevoir des règles strictes de répartition des gains et des pertes, des sanctions dissuasives, une surveillance accrue ; mais de là à transformer la façon de penser de ceux qui achètent, produisent et vendent… On ne changera pas la règle de l’intérêt bien entendu qui dans les affaires tient lieu de morale.

Faire en sorte qu’il soit plus avantageux au capital de suivre telle règle plutôt que sa seule ambition, c’est souhaitable ; mais que cette obéissance se fasse par bienveillance, voilà qui excède tout pouvoir. Il serait totalitaire de vouloir régenter non seulement les actes, mais les consciences et les volontés.

La législation morale est tout intérieure ; que le jeu des forces économiques ne heurte ni le bon sens ni les règles de réciprocité, voilà ce que l’on peut espérer de la vigilance étatique ; mais que les forces se plient volontairement à ces contraintes, c’est trop d’affaire.

La doctrine d’un appareil d’Etat est un utilitarisme qui doit regarder aux effets et diminuer les souffrances. Qu’il soit utile sans se prétendre vertueux ! D’ailleurs, le projet de “moraliser le capital”, étant dicté par les circonstances, ne procède sans doute pas d’une intention morale.


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