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Houellebecq-Lévy ; extension du domaine de la merde

Publié le 04 octobre 2008 par Cetaitdemainorg
Mon Dieu ! Faut-il que nos people s'ennuient dans notre civilisation au bout du mur ! Michel Houellebecq et Bernard-Henri Lévy publient chez Grasset-Flammarion un échange épistolaire qui ajoute une grosse bouse bien baveuse sur la vitrine déjà trop ternie de la littérature hexagonale. Nos deux gandins se disent ennemis publics, honnis par leurs contemporains alors qu'ils ont pignon sur rue dans le tout-Paris des plumitifs. Je passerai sur Michel Houellebecq car, même s'il est poseur, il ne me semble pas insincère. Attardons-nous plutôt sur ce crocodile pansu qu'est BHL et qu'il m'arrive d'appeler Bazar de l'Hôtel de Lille. Notre qui dam, qui passe un temps infini à taper son nom sur Google pour vérifier comment on y médit, évoque la meute qui le traque. La meute, c'est vous, c'est moi, c'est-à-dire le peuple : " La meute d'abord a peur. Elle a beaucoup plus peur que nous. La meute, deuxièmement, est faible. Parce qu'elle est animée, surtout, par l'envie, la raillerie, la haine, la rancune, la méchanceté, la colère, la cruauté, le mépris... D'autant que la meute, troisièmement, est bête. Si prévisiblement bête ! C'est comme un gros animal empoté qui ne verrait pas plus loin que le bout de son museau..." La tirade, oeuf japonais, est saupoudrée d'un zest de Spinoza car notre croco de luxe a, n'en doutons pas, des lettres. Au moins les trois qui composent le mot "sot". Voilà ! Je n'ai nullement envie de ressembler à BHL. Je ne le hais pas davantage et n'éprouve aucune colère. Qu'il ose se comparer à Sartre ou à Baudelaire me fait seulement rigoler et je ne vois là aucune cruauté. D'ailleurs, voyez-vous même, je ne raille même pas l'intellectuelle reliftée qui partage sa quarantaine dorée...

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