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Carlotta (1/2) : La décade prodigieuse

Par Cineblogywood @Cineblogywood
Exclusif : Zoom sur Carlotta, 10 ans d'existence pour une société distributrice de films et éditrice de DVD qui a concilié l'inconciliable : l'exigence cinéphilique, le plaisir du cinéma et la maîtrise technique et éditoriale du DVD.
Au point d'être aujourd'hui un acteur incontournable du marché. Pour Cineblogywood, Vincent Paul-Boncour, le talentueux fondateur de la société, a accepté de revenir sur cette décade prodigieuse et d'évoquer l'avenir.Les films de notre génération
Flash-back. Tout d'abord, pourquoi Carlotta ? Petit indice : le logo de la société représente une spirale, à vous donner le vertige. Quand on sait que VPB se déclare un admirateur inconditionnel de Hitchcock – pour preuve, à son premier actif, la société a ressorti il y a tout juste 10 ans La Mort aux Trousses en copie neuve – à moins de sueurs froides, plus aucun doute sur la réponse !
Principal objectif d'alors, tel qu'exprimé par son fondateur : "Ressortir en salles les films avec lesquels notre génération a grandi, Coppola, Scorsese, De Palma, Spielberg, et qu'on avait eu l'occasion de ne voir qu'à la télé ou sur cassettes". Parallèlement à ce travail, avec l'émergence du DVD, s'impose un prolongement sur des films dont Carlotta ne détient que les droits vidéo. C'est là que s'impose l'esprit Carlotta.
L'esprit Carlotta : késako ?
Ah, l'esprit Carlotta... Mais késako ? Laissons la parole à VPB, qui en parle mieux que personne : il s'agit de "faire découvrir ou refaire découvrir de grands classiques, des films méconnus, des films passés inaperçus au moment de leur sortie, des perles rares, des inédits". Comme en témoigne un catalogue impressionnant : de Kusturica à Pasolini, en passant par Oshima, Mankiewicz ou Antonioni.
Derrière un inventaire à la Prévert, deux lignes de conduite chez Carlotta président au choix des films : l'envie et la passion. D'où la volonté d'accompagner le plus loin possible toute nouvelle édition de DVD. Carlotta joue à fond la carte des relations presse, des avant-premières, etc. On les comprend : laisser s'encroûter de tels trésors, ce serait un crime presque parfait. Cria Cuervos, Raging Bull, Voyage à 2, Conversation secrète : autant de titres qui ont retrouvé le chemin des salles grâce à la passion de VPB et son équipe. Et Paul-Boncour d'ajouter : "La trilogie Morrissey (Flesh, Heat et Trash) est l'un des événements DVD dont je suis peut-être le plus fier".
DVD not dead
Et dans 10 ans ? Pour Vincent Paul-Boncour, aucun doute : "Le DVD a encore de belles années devant lui, quoi qu'on en dise. On ne sera pas dans le même rapport de transition entre la VHS et le DVD, et le DVD et le Blu-ray. On croit beaucoup encore au support matériel". D'autant que l'impressionnant travail fait par Carlotta en matière de restauration, de recherche de témoignages ou de suppléments à vocation pédagogique et cinéphilique est irrémédiablement lié au support matériel du DVD.
Surfant sur une ligne éditoriale proche de WildSide ou des Editions Montparnasse, Carlotta se veut néanmoins un pionnier en pariant sur le support Blu-ray pour conquérir les nouvelles générations. Premiers titres édités, dès ce mois-ci : One + One de Godard et le Casanova de Fellini. Car comme le rappelle Vincent Paul-Boncour, "on est aussi dans un rapport d'amour du cinéma ; nous, éditeurs comme WildSide, MK2, ou les éditions Montparnasse, on a un rôle à jouer vis-à-vis du public. Avec le Blu-ray, on ne peut pas se permettre des éditions médiocres par rapport à cette technologie, à la cinéphilie et au renouvellement des générations".
Et dans 10 ans ?
Et dans 10 ans, quels films récents Carlotta aimerait avoir à son catalogue ? "Lynch, Cronenberg, Almodovar. Mais comme leurs films ont déjà été édités en DVD, ce n'est pas la même chose que Pasolini qui n'avait jamais été édité. Je pense aussi à James Gray et Michael Mann : ce sont des cinéastes qui nous correspondent, bien qu'édités ailleurs."
Et VPB de concéder ce qui constitue pour le moment un regret : "(Si j'avais carte blanche pour éditer ou distribuer un film) je reviendrais à mes premières amours - même si on sait qu'on ne le fera pas : par affection et par fétichisme, ce serait Vertigo [Sueurs Froides]. C'est pour moi le film ultime et qui me touche le plus au monde".
Ah, Carlotta, tu n'as pas fini d'envoûter les cinéphiles...
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