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Le K Buster

Publié le 10 octobre 2008 par Epicure

Le K Buster est la première création de 7981 Théâtre, une jeune compagnie dont le nom a comme origine l’année de naissance de chacun de ses deux fondateurs. Cette pièce est présenté à Premier Acte, espace privilégié pour le théâtre émergent, dont j’ai déjà parlé l’an passé, celui d’avant et même il y a deux ans avec d’autres productions qui m’ont particulièrement plues.

Le K Buster, c’est l’histoire d’un comédien qui s’apprête à jouer dans une pièce racontant la vie de son idole, Buster Keaton (star du cinéma muet un peu dans l’ombre de Charlie Chaplin), mais qui se retrouve à l’hôpital le soir de la première après s’être écroulé sur scène à cause d’un mystérieux malaise. De sa chambre d’hôpital, on l’accompagne dans ses inquiétudes, on assiste aux rencontres avec ses médecins (et une charmante infirmière) qui cherchent à découvrir l’origine de son mal, et surtout on constate à quel point il est habité par Buster Keaton.

Le synopsis peut difficilement rendre justice au résultat. La première partie du récit, qui est en fait la pièce dans la pièce, raconte l’histoire de Buster Keaton. On y apprend plein de chose à son sujet : ses débuts en tournée avec ses parents comédiens, pourquoi le célèbre magicien Houdini l’a surnommé Buster, sa décision de choisir le cinéma malgré l’opposition de son père, ses cascades abracadabrantes, sa carrière. À l’hôpital, lorsqu’on retrouve le comédien qui l’interprète suite à son malaise, tout ce qui l’entoure évoque Keaton. Il navigue entre le monde réel et ses délires. Ceux qui connaissent bien Keaton et ses films, auront plaisir à décoder de multiples références à son oeuvre et au cinéma muet en général.

L’inventivité de la mise en scène comme la poésie qui transpire de la scénographie, nous transportent complètement dans l’univers de Buster Keaton. Des projections, des marionnettes, une musique originale efficace et quelques accessoires astucieusement utilisés comme une malle et un bout de craie, prouvent hors de tout doute qu’une imagination fertile compense bien souvent pour des budget déficients. Raphaël Posadas a écrit le texte, co-signe la mise en scène avec Olivier Lépine et interprète le rôle principal de la pièce avec brio. C’est peu dire de prétendre qu’il habite son personnage, il devient Buster Keaton. Une découverte pour moi.

C’est présenté jusqu’au 27 octobre.


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