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GO GO CHARLTON : " Beaucoup Schlager "- Album. Beaucoup plaisir...

Publié le 15 octobre 2008 par Chickentandoori

Quatre joueurs de baby-foot s’échauffent tranquillement sur le bord de la pelouse.
Ils trottinent en sautillant à la cool en essayant vainement de lever des bras qu’ils n’ont pas.
Ils s’étirent aussi en faisant des grimaces un peu ridicule tout en discutant de la pluie , du beau temps et du trop plein de féculent avalé qui ne passe pas. Soudainement, sans crier gare, l’un d’eux, le plus grand, celui qui porte un chouchou dans les cheveux, se met à courir très très vite et de façon aléatoire puis s’arrête net comme quelqu’un qui ne l’est pas.
Les autres suivent, sans réfléchir . Le plus petit, celui qui porte le N° 9 et qui à priori n’a plus toute sa tête, fait le malin en courant de côté comme un crabe. Il tombe. Auto croche-pied involontaire mais indiscutable. L’arbitre qui n’a pas un compas dans l’œil mais deux, sort fièrement un carton rouge de sa poche en sifflant super fort pour se la raconter.
Le N° 9 sort sans discuter avec une tête basse de circonstance.
Un photographe accrédité pelouse verte, tour de France et ping-pong l’interpelle et l’immortalise en vignette panini. Le joueur le remercie en souriant avant d’aller au coin.
La pression est à son comble et le suspens limite supportable pour un supporter à écharpe labellisée couleur locale.
Le stade gronde très fort et est plein à ras bord comme une bière qui mousse trop.
Le brouhaha de la foule a des relents de fish’n chips pas très frais et l’haleine générale est d’humeur alcoolisée. La ola, elle, est du genre désynchronisée. Le cœur n’y est plus.
Le Charlton Athletic Football Club est mené 2 -0 et le résultat ne reflète en rien la branlée à venir en seconde période si l’entraîneur n’abat pas une ou plusieurs cartes dont lui seul a le secret.
Dans le vestiaire, les chaussettes sont au plus bas.
Olivier, Guillaume, Nicolas et Stobal, les quatre remplaçants Français du club de Charlton, ont une niaque d’enfer et rongent leurs crampons à défaut de ronger leur frein.
Ils sont prêts à en découdre. Ils peuvent rivaliser avec n’importe qui : Ronaldinho, les Smiths, New order, Olive et Tom, peu importe. Ils sont chaud comme la braise et franchement y a pas à dire ils sont vraiment chaud.
L’entraîneur le sent et dit Go, deux fois. Les cartes sont abattues mais plus les joueurs.
Le résultat du match, en écoute ci-dessous :

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