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Il etait une fois... peut-Être pas

Par A_girl_from_earth
Il etait une fois... peut-Être pas
IL ETAIT UNE FOIS... PEUT-ÊTRE PAS
Roman sur lequel je suis tombée par hasard cette semaine et dont le titre et la 4è de couv' m'ont tout de suite intriguée.
4è de couv':
"
Elle a continué de rire. J'ai continué de me moquer de son gus.
- Un Français de souche que tu es allée me pêcher. Un noir, un jaune, même un bronzé comme nous, j'aurais fermé les yeux, mais un Gaston Leroux, blanc, comme la cuvette des chiottes, franchement, tu te fiches de moi.
- Tu m'as appris que la beauté venait de l'addition des antagonismes. Il n'y a pas plus différent que Gaston et moi. Tu devrais être content. Il ne suffit pas d'avoir de belles idées. Il faut les assumer.
Elle a calé sa tête sur mon épaule. J'entendais battre son coeur.
- Qu'est-ce que je vais faire avec lui? j'ai demandé.

Après vingt ans de tête-à-tête harmonieux avec son père, Myriam part poursuivre ses études à Toulon et demande à ce dernier de s'occuper de Gaston, le nouvel homme de sa vie.
De quoi perturber l'équilibre affectif de cet artificier misanthrope qui, pour se consoler de l'ingratitude des vivants, convoque la légende glorieuse de ses ancêtres algériens, formidables Mille et une nuits qu'il contait chaque soir à sa fille chérie pour l'endormir, et dont il brûle de lui révéler la fin."

L'Auteur :
Akli Tadjer vit à Paris dans le 19e arrondissement. Il est l’auteur de six romans, dont Le Porteur de Cartable, qui a fait l’objet d’une adaptation télévisuelle et le très remarqué Alphonse.

J'embarque, le thème m'inspire, celui des confrontations culturelles, je pressens un "Mon beau-père et moi" à la franco-algérienne avec de faux airs de Shéhérazade. L'auteur, au-delà de son style vivant et spontané, ne semble pas manquer d'humour, et effectivement, j'ai passé un moment de lecture plutôt sympathique et agréable avec ce roman dont le thème, pas forcément original, est relevé par une touche de fantaisie et de magie des contes.
L'histoire ne manque pas de rythme et de rebondissements, la narration, un peu expéditive, y contribue largement. On peut avoir une impression de bâclage mais en fait c'est plutôt amusant, ce trait principal d'un des personnages qui "parle avec des mots d'aujourd'hui. Ca va vite, il fait swinguer les phrases et les mots d'argot."

Une phrase que j'ai retenue et que j'ai trouvé vraiment pertinente:
"Il n'y a pas de race pure, il n'y a que la bêtise humaine qui le soit."

Pas transcendant mais intéressant, ce Mille et une nuits moderne qui retrace l'histoire d'une famille kabyle sur plusieurs générations, survolant au passage plusieurs thèmes liés à l'histoire entre l'Algérie et la France.
Le dénouement est assez inattendu. J'ai été plutôt agréablement surprise par la fin.

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