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Faubourg 36

Par Luc24

Bon, je sais : « Pourquoi il va voir Faubourg 36 le Voisin Blogueur alors que le cinéma populaire c’est pas sa tasse de thé ? ». Par curiosité. Pour voir ce qui se passe dans le cinéma français dit « grand public ». Faubourg 36 est , de plus, en quelques sortes un échec commercial (Barratier est bien loin des scores de son précédent film, Les choristes). Alors, soupe populaire ou gentil divertissement ?

La critique  

Faubourg 36

 Un film populaire calibré mais attachant

Paris, 1936. Alors que le Front Populaire ne cesse de gagner du terrain, trois chômeurs vont occuper de force un music hall dans lequel ils travaillaient par le passé.

Il y a Pigoil (Gérard Jugnot) qui doit faire face au départ de sa femme qui l’a fait cocu et l’a abandonné, emportant au final avec elle leur petit garçon adoré.

Il y a Milou (Clovis Cornillac), le roi de la grève et le séducteur de ses dames. Il y a aussi Jacky (Kad Mérad), imitateur rêveur qui attend toujours l’audition qui lui permettra de devenir célèbre. La vie des trois hommes va être chamboulée par l’arrivée de la jeune Douce (Nora Arnezeder), femme belle et mystérieuse aux talents vocaux indiscutables. Grâce à elle, le music hall va avoir une nouvelle chance, Douce ayant les faveurs de Galapiat (Bernard-Pierre Donnadieu), un homme d’affaires véreux qui s’est épris d’elle.

Mais le spectacle ne connaît pas le succès et seule la grâce de Douce est remarquée. Cette dernière part alors tenter sa chance ailleurs, laissant en plan un Galapiat revanchard (il va tout faire pour refermer le music hall) et un Milou pour la première fois amoureux.

Ce serait sans compter sur un signe du destin. Douce était arrivée à Paris pour retrouver le mari de sa mère décédée. Galapiat lui avait juré que ce dernier était mort…mais ce n’était que mensonge. Quand cet homme va refaire surface, il va convaincre Douce de revenir dans le music hall et d’en devenir la star. L’heure du succès arrive…mais les problèmes sont loin d’être terminés.

Faubourg 36

Faubourg 36 est un blockbuster à la française qui s’assume et qui ne lésine pas sur les moyens pour faire rêver son public. Décors somptueux, casting d’acteurs bankables, jeune actrice élevée comme ultime révélation, même directeur de la photographie que Clint Eastwood : c’est la folie des grandeurs ! Et bien que tout ici soit complètement calibré pour être le plus « universel » possible , que chaque personnage soit très typé et que chaque interprétation se révèle un brin caricaturale, force est de constater que ça marche. Il faudrait être complètement blasé ou d’une totale mauvaise foi pour oser prétendre que ce film populaire ne réussit pas sa mission principale : celle de divertir. Les deux heures passent très vite et on est assez surpris de rentrer avec intérêt dans ce cinéma très « vieille France ». Cela est peut être dû au fait que chacun semble y croire très fort et que le scénario s’acharne à nous toucher au cœur par tous les moyens (au bout d’un moment, on cède et on s’attache).

Faubourg 36

Réalisation académique mais de toute beauté, scénario attendu mais suspense assez efficace…Faubourg 36 fonctionne bien et parvient à insuffler de la magie sur l’écran. On y sera sensible si on décide de se laisser porter par l’aspect bon enfant de l’affaire. Il y a en tout cas, quoi qu’on en dise, un gros travail derrière. Et si l’ensemble reste naïf, le plaisir est là, vraiment sincère à certains moments.


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