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Entre les pages de... Boumkoeur

Publié le 20 octobre 2008 par Lou Poulain

lundi 20 octobre 2008

Entre les pages de... Boumkoeur

4ème de couverture :
Le sujet, c'est mon quartier. Faut en profiter, en ce moment c'est à la mode, la banlieue, les jeunes délinquants, le rap et tous les faits divers qui font les gros titres des journaux. Pour ça, j'ai fait appel à mon pote Grézi qui est un peu les murs et les oreilles des tours. C'est un véritable caméléon, jour après jour il me racontera tous les délires, il est sur tous les plans. Il sera mon envoyé spécial. Par contre j'ai décidé moi de m'investir dans la construction de l'histoire, fonction qui ne sera pas des moindres. Aux faits, j'incrusterai une part de fiction pour le rêve, sinon, y a des chances que l'aventure soit à l'égal du temps qui pèse sur moi, c'est à dire gris comme froid."
Résumé
Un jeune beur désoeuvré de 21 ans et son ami Grézi se lancent dans l'écriture d'un livre sur leur cité. Ils s'immergent dans l'histoire de leur entourage : Hamel un frère toxico trop tôt disparu, Ben l'entraîneur de boxe, Gypsy le "musico-poète", et bien d'autres...
Sous une plume affurée, mêlant arabe, verlan, gitan, anglais et français, leur vérité jaillit, vive et crue
Mi fiction, mi réelle, entre ironie et tristesse, mais toujours avec justesse, Rachid Djäidani est souvent considéré comme le premier écrivain issu des banlieux et de la cité. Il se fait le témoin d'une jeunesse dont on a brûlé les ailes, qui a perdu ses repères et cherche à s'en créer d'autres.
"Où sont nos repères, qui ont nos modèles, de toute une jeunesse vous avez brûlé lse ailes, brisé les rêves, tari la sève de l'espérance...
Mais aujourd'hui, cette jeunesse se crée ses propres repères, sa propre culture, le décalage des premières heures devient un fossé qu'il sera difficile de combler. Le côté anecdotique, choisi par Rachid, pour raconter cette vie de quartier, rend son roman proche d'une authenticité qui n'appartient qu'à ceux qui naissent dans un bunker"
(Suprême NTM)
Ce que j'en ai pensé
Merode, pas vraiment adepte de la littérature et des Balzac qu'on lui donnait à lire, avait pourtant été marqué par ce livre... le seul qu'il a aimé lire à l'école.
Après une visite au furet du Nord, il le relit... échange contre les mauvaises nouvelles de Nicolas Sirkis que je voulais relire aussi... et je commence la lecture.
J'aurai pu m'arrêter aux premières phrases, jetées abruptement "c'est mortel comme il caille"...
mais finalement, j'ai continué et ai dévoré le roman, cette histoire, ces faits, cette écriture que l'auteur cherche parfois à intellectualisée...
et je suis restée marquée par l'authenticité qui se dégage de ce récit... cette cité racontée de l'intérieur, grise, sombre, triste... mais qui a cette âme, cette vie qu'on ne retrouve nul part ailleurs.
Loin des clichés et du "socialo-m'as-tu-vu", Rachid Djaïdani nous parle simplement, honnêtement, d'une histoire unique, belle et originale que lui seul aurait pu nous raconter.
"Faites l'effort de nous rendre visite. Dans nos cités, c'est la France de demain qui est mise hors jeu. Elle te demande une poussette, une courte échelle, une aide autre que l'inauguration d'un panier de basket." posted by Lou at lundi, octobre 20, 2008

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