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5 Mars 1952 : Robin Hobb

Par Woland

5 mars 1952, Californie: naissance de Margaret Lindholm, dite Robin Hobb, nouvelliste et romancière.

C'est sous le pseudonyme de Megan Lindholm qu'elle commence à faire paraître ses premiers textes, essentiellement de la fantasy et de la S.F.

Solides, bien construits, ces romans, bien qu'appréciés par les amateurs, ne bénéficient cependant pas de ventes exceptionnelles.

Jusqu'au jour où, en 1995, l'auteur propose à son éditeur le premier volume de "The Farseer Trilogy : "The Assassin's Apprentice."

Le ton de ce nouvel ouvrage et le travail accompli par la romancière y sont si différents que l'éditeur lui demande de le faire paraître sous un nouveau pseudonyme qui marquera bien la rupture avec l'oeuvre de Megan Lindholm.

C'est ainsi que naissent Robin Hobb et ... Fitz Chevalerie.

Aux antipodes de l'oeuvre de Tolkien, Hobb adopte un style simple, clair, où tout lecteur peut se retrouver, ainsi que des personnages qui, au tout début de la série, ne ressemblent en fait qu'à des héros d'un Moyen-Age un peu décalé, sans plus.

Mais, avec une ou deux allusions qui vont croissant, la magie et l'étrange s'installent peu à peu.

Encore la magie de Hobb est-elle spéciale et ne passe-t-elle pas par des animaux ou des objets magiques.

Elle est de deux sortes : l'Art, ou magie reconnue et acceptée, mais qui demande énormément d'énergie - et beaucoup de soi, littéralement - à celui qui la pratique. Puis, le Vif, se rapportant au lien que certains peuvent établir avec les animaux.

Au centre de cet univers, un jeune homme, fils bâtard d'un prince qui a dû abdiquer quand l'existence de ce fils, Fitz, a été révélée. Pour des raisons bien trop longues à expliquer ici, Fitz devient l'Assassin royal. Mais le lecteur devra conserver en mémoire que, chez Hobb, le Mal n'est jamais représenté par un seul personnage, d'une noirceur rare mais assez manichéenne.

A ce premier cycle, succède celui de "The Liveship Traders" ("Les Aventuriers de la Mer") avant que, en 2002, Robin Hobb, probablement à la demande de son éditeur, ne remette la table avec une nouvelle série ayant Fitz pour héros central.

Depuis 1995, le succès de cette saga ne se dément pas. Mais ce qui constitue son aspect peut-être le plus intéressant, c'est que son auteur est parvenu à renouveler le genre de la Fantasy médiévale tout en en reprenant les poncifs, qu'elle contourne avec une sorte de génie.

Si vous êtes amateur, n'hésitez plus et lisez Robin Hobb. ;o)


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