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52/52 : La physique des catastrophes

Publié le 27 octobre 2008 par Epicure

Livre #2 de ce marathon littéraire où, en alternance pendant 52 semaines, on rédige un billet hebdomadaire sur nos lectures.

La physique des catastrophes

C’était dangereux, très dangereux… Cet été j’ai temporairement interrompu la lecture de La physique des catastrophes après une quarantaine de pages, pour me plonger dans des guides de voyages en préparation des vacances. Dangereux, car laisser de côté un livre en cours de lecture, équivaut plus souvent qu’autrement dans mon cas à un abandon définitif. Aujourd’hui cependant, je suis fière de confirmer que ce premier roman de Marisha Pessl est maintenant l’exception qui confirme la légendaire règle. Après presque 2 mois d’interruption, j’ai repris la lecture comme si rien n’était et j’ai savouré ce roman!

La physique des catastrophes raconte au “je” l’histoire de Bleue Van Meer, une adolescente de 16 ans que son père veuf, excentrique prof d’université, trimbale d’un bout à l’autre des États-Unis au fil de ses contrats. Dans l’introduction, Bleue évoque sa découverte, un an plus tôt, du corps de sa prof préférée pendue à un fil électrique. À partir de là, elle raconte les mois qui ont précédés cet événement macabre et ce qui en a découlé.

Ce livre propose un exercice de style admirable. L’auteure fait tellement de références culturelles de toutes sortes (littéraires, historiques, cinématographiques, etc.) que ça prendrait une culture générale exceptionnelle pour réussir toutes les répertorier. Les conversations intellectuelles que Bleue tient avec son père sont ponctuées de citations et elle fait constamment des liens à des livres ou des films pour bien mettre des situations dans leur contexte. Tout ça teinté d’un humour subtil, très fin. J’ai peine à imaginer que Marisha Pessl a publié ce livre avant d’atteindre ses 30 ans.

L’intérêt ne se dément pas au fil des quelques 600 pages. On réussit même à passer de l’histoire d’une ado surdouée qui doit s’adapter à un nouveau groupe d’amis, à un polar dont les rebondissements insoupçonnés nous font dévorer les cent dernières pages.

Une mention au site officiel qui offre un petit complément original à la lecture du livre.


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