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104

Publié le 28 octobre 2008 par Marc Lenot

Cohue le jour de l’ouverture, cohue pour le vernissage de Slick, le 104 est un lieu qui attire les foules aujourd’hui. Sera-ce toujours ainsi ? La programmation future sera-t-elle à la hauteur des attentes ? On verra bien. En attendant, voici quelques vignettes sur ce qui était présenté au moment de l’inauguration*. Les grandes salles du rez-de-chaussée se prêtaient bien à de grandes et souvent belles installations; par contre les écuries, au sous-sol, étaient plus traditionnelles, avec la figure obligée du reportage photographique de proximité, un accrochage bien sage sur les cimaises et un essai peu concluant de jardinage créatif.

Les pièces plastiques, visuelles et musicales étaient à mon goût plus intéressantes que les oeuvres littéraires, écrites (104 slogans) ou audio (Viande froide), un peu lassantes.

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Le thermomètre cinématographique d’Anri Sala ou la clé du 104 par Nicolas Simark ne sont pas des mauvaises idées, mais manquent de profondeur. La mémoire des pompes funèbres ressortait dans le travail du designer Adrien Rovero et de l’artiste Johanna Korthals Altes avec, entre autres, ces t-shirts camisoles ornés de cercueils : drôle, si on veut, mais toujours pas très dense (I love 104). Aussi, de belles photos du chantier, par Stéphane Couturier.

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L’installation vidéo sur sept écrans de Melik Ohanian, Seven Minutes Before, avait déjà  été montrée à la Biennale de Lyon. Elle est spectaculaire, la violence accidentelle faisant irruption dans la nature paisible, et c’est, jusqu’ici, la plus authentique des diverses installations qu’Ohanian fait proliférer ici et là cet automne.

Mais mes coups de coeur ont été doubles, ce soir là, et plus du domaine l’un de la musique et l’autre de l’architecture, que des arts plastiques. Le compositeur italien Andrea Cera a, avec le concours de l’IRCAM, conçu une installation où images et sons sont produits en mêlant les fantômes des lieux et les actions des visiteurs d’aujourd’hui. ’They are here’ est un monument funéraire vivant en quelque sorte. Les bruits des pas, les paroles, les toussotements des vivants sont récupérés, recyclés, transformés en des soupirs, des vibrations, des présences fantomatiques de morts. Mais pas d’image à vous montrer.

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Et aussi la construction des frères Berger, pavillon de néons qui structure l’espace autour de lui, créant de faux effets de miroir, induisant des promenades labyrinthiques, nous interrogeant sur notre rapport à l’espace. A l’intérieur du pavillon, on disparaît du regard des autres, éblouis. Dommage que le titre soit aussi nul (Dr Jekyll & Mr Mouse), ou alors quelque chose m’a échappé.
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*Le programme étant présenté dans un graphisme assez obscur, je ne suis pas certain de ce qui est encore visible aujourd’hui, post-vernissage. Je crois comprendre que, hélas, l’installation d’Andrea Cera n’est plus visible et que le reste l’est, mais vérifiez d’abord. 

Photos 1 et 3 de l’auteur; photos 2 et 4 courtoisie du service de presse du 104.


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LES COMMENTAIRES (1)

Par www.deamboy.tk
posté le 27 novembre à 13:09
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ahaaaaaaaaa je susi passé par Les Jardins de Gadagne j bien aimée

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