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Interview de Philippe Francq

Par Manuel Picaud
À bientôt 47 ans, Philippe Francq, l’un des dessinateurs belges les plus talentueux de sa génération, installé dans le Sud de la France, préside aux destinées graphiques d’un héros devenu mythique : Largo Winch, créé en 1990 avec Jean Van Hamme. Grâce à ce récit mouvementé grand public et à son dessin réaliste très élégant, la série est abonnée aux classements des meilleures ventes BD.
Pour Auracan.com, Brieg F. Haslé et moi-même avons rencontré Philippe Francq au cours du festival Quai des Bulles de Saint-Malo. L’occasion de parler du documentaire Largo, du film Largo Winch (au cinéma le 17 décembre) et du nouvel album de la série qui sort aujourd'hui : la Voie et la Vertu (Dupuis).Une exclusivité Auracan.com ! Et un petit extrait sur ce blog...
Dans ce 8e diptyque, Largo doit payer une lourde dette…
Oui, effectivement… C’est un récit essentiellement fort riche d’action ! Il y a beaucoup de rebondissements, beaucoup d’actions, mais c’est le cas de plusieurs diptyques comme OPA - Business Blues ou Voir Venise... - ... et mourir : la mise en place est souvent lente sur la première partie alors que l’on adopte un rythme d’enfer sur la seconde partie. Dans les Trois Yeux des Gardiens du Tao, pas mal de choses se sont mises en place – dès la première séquence se déroulant à Saint-Tropez. En fin de compte, tout ce que j’avais préparé photographiquement en me rendant à Hong Kong avec Jean Van Hamme m’a vraiment servi pour ce deuxième volet !
On pense notamment aux scènes aériennes qui sont très impressionnantes. On y retrouve votre passion pour l’élément aérien…
C’est effectivement un album très aérien : les parapentes, les ULM pendulaires, l’hydravion, l’hélicoptère… Je me suis vraiment régalé ! C’est plus amusant de faire évoluer un avion dans un endroit qui lui est interdit, au ras du sol ou entre des buildings, plutôt qu’en plein ciel. J’essaye de recréer les sensations qu’on a en vol en hélicoptère. Dans un petit avion de type Cessna, à 4000 pieds de haut, on n’a pas l’impression de voler malgré ses 250 km/h. C’est assez statique. Alors que dans un hélicoptère, on est plus souvent très près du sol, et plus on vole bas, plus on a ce sentiment de vitesse. Dans un hélicoptère qui vole à 150-160 km/h au ras des arbres, on a vraiment cette sensation très forte de vol. Et comme on est à proximité d’éléments matériels, tels des arbres ou des rochers, on saisit aussi mieux l’espace. Un peu comme dans une vidéo en 3D : quand on voit les décors bouger !photo Philippe Francq © Manuel F. Picaud / Auracan.com
Couverture du tome 16 - version luxe grand format
: la Voie et la Vertu© Francq - Van Hamme Dupuis

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