Magazine Bourse

Les dix plus grosses chutes d'actions

Publié le 07 novembre 2008 par Graphseo

En dépit de la crise qui a ébranlé le secteur bancaire mondial, les valeurs industrielles sont celles qui ont été les plus malmenées en bourse.

La crise financière semble avoir autant impacté les valeurs industrielles que les titres du secteur bancaire. C’est en tout cas ce qui ressort de l’observation des 10 plus fortes baisses au sein du CAC 40 depuis le premier janvier.


Les valeurs liées à l’automobile

Ainsi, Renault devient la lanterne rouge du CAC 40, l’action ayant perdu 76,79% depuis le 1er janvier, avec un plus haut de 99,16 euros et un plus bas de 18,52 euros. Son homologue Peugeot occupe la cinquième place derrière le géant de l’acier ArcelorMittal avec un plongeon de 63,92% de son titre. Les constructeurs automobiles revoient déjà à la baisse leur production afin de s’adapter au recul de la demande, du fait du ralentissement économique et de l’assèchement du crédit. Par effet domino, ArcelorMittal est également touché par les décisions des constructeurs automobiles de réduire leur offre, la demande en acier étant proportionnellement moins forte. Il a du coup récemment annoncé une baisse de ses perspectives d’investissement et rehaussé son objectif de baisse des coûts. De plus, la flambée des coûts de production de l’acier pèse lourd sur le leader de la sidérurgie, qui prend la quatrième position dans le classement avec une baisse de 68,51% depuis le début de l’année.

Les valeurs bancaires

Reste que les bancaires ne sont pas absentes de ce top 10 des baisses, loin de là. La franco-belge Dexia a ainsi perdu près de 70% de sa valeur depuis le début de l’année. L’éclatement de la bulle spéculative immobilière avec les «subprimes» en 2007 ont très fortement impacté le bilan de sa filiale américaine FSA, spécialisée dans le rehaussement de crédit. L’arrivée de la crise financière en Europe, après la faillite de l’ex-fleuron de la finance Lehman Brothers, a précipité sa baisse. L’établissement bancaire a alors obtenu un plan de sauvetage de la part des pouvoirs publics pour renforcer ses liquidités.

Un peu mieux classé, on retrouve son homologue la Société Générale, à la 10è place, qui lâche 53,17%. Après les déconvenues liées à l’affaire Kerviel en début d’année, la Société Générale a récemment subi des rumeurs qui ont favorisé la chute de son titre.

Les autres valeurs industrielles

Chute de l’immobilier oblige, les valeurs liées à la construction ont également été particulièrement malmenées. On retrouve ainsi Lafarge en sixième position, avec une baisse de 61,53% de son titre depuis le début de l’année. Le cimentier subit de plein fouet la hausse des prix des matières premières. C’est également le cas du fabricant de tube en acier Vallourec qui a abandonné 56,93% depuis le 1er janvier. Par ailleurs, le ralentissement économique provoque depuis quelques temps une détente des prix du pétrole, ce qui ne permet pas pour l’heure au titre Vallourec de reprendre son souffle.

L’équipementier télécom Alcatel-Lucent a chuté de 57% depuis le début de l’année. Les difficultés liées à la fusion ont longtemps pesé sur le groupe. Les mauvais résultats trimestriels auront finalement couté leur place aux anciens dirigeants Serge Tchuruk et Pat Russo. Alcatel-Lucent aura perdu plus de la moitié de sa valeur depuis le début de l’année.

On retrouve enfin un titre du secteur de la consommation et du luxe avec PPR qui a perdu 58,41% depuis le 1er janvier. Historiquement, les valeurs liées au luxe ont tendance à faire les frais des périodes de crise.

via le jdf.com


Retour à La Une de Logo Paperblog