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Ouverture à l'Espace Cardin du 2° Festival Miracolo du cinéma italien avec "La Giusta distanza"

Par Vierasouto
Ouverture à l'Espace Cardin du 2° Festival Miracolo du cinéma italien avec
  Après la soirée d'ouverture de Regards de Russie hier soir mardi, on enchaîne ce mercredi soir avec la cérémonie d'ouverture du 2° festival du cinéma italien à Paris à l'Espace Cardin. On n'a pas fait les choses à moitié pour cette édition 2008. La chanteuse Cristina Marocco, connue surtout en France pour son duo avec Marc Lavoine, entamera les festivités avec un mini-concert privé sur mesure. Une salle comble, une scène qui ne l'est pas moins, va voir défiler Pierre Cardin, fondateur et mécène du festival, l'ambassadeur d'Italie en France, Jean-Luc Favriau, directeur artistique de l'Espace Cardin, et des comédiennes bellissima : la sublime Laura Morante, marraine du festival, Nora Arnezeder, la révélation de "Faubourg 36", au bras de son réalisateur aussi dans la vie (Christophe Barratier), membre du jury comme l'actrice canadienne Gabrielle Lazure promue présidente du jury. Complèront d'ailleurs ce jury, le festival ayant désormais vocation internationale à trouver des distributeurs pour les films italiens présentés, Laurent Danielou, producteur et distributeur, le réalisateur Santiago Amigorena et l'agent François Guerrar, ces deux derniers étant absents ce soir mais présents demain pour le top départ de la compétition. Prix du jury mais aussi prix du public puisqu'hormis cette soirée d'ouverture, le festival est ouvert entièrement au public.
Ce soir, en revanche, c'est une soirée VIP à tiroirs, comme des poupées russes, avec une organisation pyramidale nickel où rien n'est laissé au hasard : la projection sur invitation (première liste) est suivie vers 23h pour un certain nombre de happy few d'un cocktail de l'autre côté du miroir (seconde liste), puis, dans ce quartier VIP, existe un ilôt surVIPsé dûment gardé (troisième liste ) : le bar avec ses stars, et people, les membres du jury, l'équipe du film "La Giusta distanza", présenté en ouverture et son jardinet... ce qui n'est pas rien pour aller fumer une cigarette avec une flute de champagne en métal... et rencontrer, par exemple, avec plaisir, au détour du comptoir, notre estimé confrère blogueur Hugo Meyer du Le Blog reporter qui a mitraillé la soirée...
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Laura Morante, Nora Arnezeder

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Laura Morante, marraine du festival
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Nora Arnezeder et Christophe Barratier, son compagnon et réalisateur de "Faubourg 36"
Ouverture à l'Espace Cardin du 2° Festival Miracolo du cinéma italien avec   Ouverture à l'Espace Cardin du 2° Festival Miracolo du cinéma italien avec
Nora Arnezeder
Ouverture à l'Espace Cardin du 2° Festival Miracolo du cinéma italien avec   
Nora Arnezeder, Gabrielle Lazure et Laura Morante
  
  
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Laura Morante et Gabrielle Lazure ; l'ambassadeur d'Italie en France, Pierre Cardin, J. Luc Favriau et Laura Morante
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Cristina Marocco, mini-concert spécial en ouverture du festival
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le réalisateur du film "La Giusta distanza, Carlo Mazzacurati, avec son actrice Valentina Lodovini Drôle de film que cette "Giusta distanza" qui a autant de qualités que de défauts : chronique de la quotidienneté des gens simples de la campagne que va venir réveiller, déranger, une étrangère au village, la nouvelle institutrice, en remplacement de celle qui les connaissait tous avant de perdre la tête. Mara débarque donc un jour en manteau rouge passion... Pendant les deux tiers du film, on est installé dans cette chronique rurale en se demandant si on va enrester là (pourquoi pas), où l'on veut en venir. Pourtant, quand on ne se le demande plus, le film s'emballe (au dernier tiers) et on a l'impression qu'il s'agit d'un autre film, totalement différent, comme greffé au précédent : soudain, meurtre suicide, erreur judiciaire, la comédie de moeurs tourne bien tardivement au drame raciste... C'est ce déséquilibre, ce manque de proportions et cette rupture brutale de style qui laisse une impression mitigée.

Dans cette campagne morose sous un ciel bas, les hommes ont des vies moins sereines qu'on ne l'imaginerait. Le buraliste a trouvé sa femme en provenance d'Europe de l'est sur internet, quand elle s'en va, il maltraite les suivantes, le garagiste se comporte comme un voyeur en passant ses nuits à mater la nouvelle institutrice, un cinglé massacre des chiens qu'il abandonne sur la route, un ado lit les mails de l'institutrice en cachette. Immergée dans sa nouvelle solitude, Mara, l'étrangère, va choisir Hassan, l'étranger, apparemment bien intégré au village où il tient un garage et son beau-frère un café-restaurant. Hassan à qui elle a pardonné son voyeurisme dans le jardin, pourtant, quand il lui demandera de l'épouser, la jeune femme prendra la fuite, demandant sa mutation au Brésil, tout comme lui avait fui la veille de son mariage...
Un narrateur féru d'informatique, Giovanni, aspirant journaliste, raconte l'histoire en voix off, suivi par l'institutrice qui, en écho, narre sa vie en voix off tandis qu'elle l'écrit par mail à une amie, des mails que lit donc ensuite  Giovanni qui a volé son mot de passe. La juste distance, c'est celle qu'on doit garder en qualité de journaliste pour être suffisamment proche de son sujet et assez loin pour ne pas s'investir et garder le regard froid, sans émotion. Pourtant, si le narrateur avait passé outre cette juste distance lors du séjour de Mara chez eux, il aurait peut-être évité un drame et encore un autre drame...
Un film à demi-réussi, trop de vide pendant les deux tiers du film, un virage en épingle à cheveux pour le dernier tiers souffrant des maux inverses : le trop plein :
c'est l'autre point gênant dans ce film à ce stade : le surlignage des actions, on y revient, on montre et on remontre les choses quand, au contraire, dans la campagne, il y avait du vide et, même si on n'était pas captivé, on se rend compte  a posteriori que le réalisateur est plus doué pour l'ellipse, la chronique de tout et de rien, les portraits des individus confrontés au train-train fastidieux d'un village isolé où il ne se passe rien, que pour tricoter et dénouer une intrigue. Quant au message anti-raciste, on enfonce des portes ouvertes, malheureusement... le sujet a été traité n fois dans le même esprit...

Ce film va être projeté à nouveau en présence du réalisateur le vendredi 14 novembre à 20h.

Voir la grille complète de programmation avec les horaires sur le site officiel...


  

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