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James Bond, pile électrique des transports dans Quantum of Solace

Publié le 18 novembre 2008 par Ariane_

quantum of solaceDaniel Craig reprend du service : Quantum of Solace est à moitié sauvé, déjà. Qu’il soit vêtu d’un costard rutilant ou poussiéreux et ensanglanté, rien à faire, Daniel Craig explose à l’écran, tout en faisant, bien évidemment, exploser le décor.

Le générique commence bien : un entremêlement du sable et du corps féminin sur une musique qui plonge dans l’ambiance. La fin s’annonce moins jolie visuellement, avec un surplus de femmes et de traces sphériques qui surchargent l’image : dommage.
Sur la réalisation des scènes d’action, il n’y a rien à redire : le choix des images, leur vitesse, le montage, lancent le spectateur dans un tourbillon emballé. Au niveau technique, la réalisation est, comme dans Casino Royale, décrassée. Seule ombre au tableau de ce côté là, quelques fugaces sensations, ça et là, qu’il y a des effets spéciaux : le film oscille dangereusement entre le renouvellement du James Bond (Casino Royale) et le retour d’une esthétique spectaculaire invraisemblable, à la limite du comique non voulu (Meurs un autre jour).
Réalisation époustouflante, donc, mais pour mettre en scène un spectaculaire convenu, dit et redit : accrochez-vous bien, dans Quantum of Solace, il semblerait que James Bond soit chargé d’écrire un rapport sur la qualité des transports : il saute d’une voiture à une moto, poursuit sur un bateau, en avion, à pied et finalement, prend le bus !
Quantum of Solace pourrait donner à ses spectateurs un conseil avisé : si vous ne voulez pas d’accident, prenez le bus ! Où est passé le spectaculaire de Casino Royale, qui, sans oublier ces poursuites, savait aussi faire renaitre Bond dans une scène de grand suspense ?
Quantum of Solace utilise des décors originaux pour un James Bond, mais sans en utiliser l’essence même : ainsi, la scène de discussion dans un opéra aurait pu se passer n’importe où ailleurs, tant l’espace de l’opéra est peu utilisé. De la même manière, James Bond en poursuivant un méchant, croise une course de chevaux. Déformation personnelle sans doute, mais n’y avait-il pas, là encore, quelque chose à faire, à utiliser, pour apporter une originalité scénaristique ?
Si le bas blesse ailleurs, c’est du côté du méchant (Mathieu Amalric), qui (on a beau chercher) n’a pas vraiment la tare (qui est la marque) des ennemis de Bond. Il est français, simplement. Pas convaincant, surtout face à un Daniel Craig remonté à bloc et incontrôlable : la marque de fabrique de l’agent se résume à tuer tous les ennemis qu’il trouve sur son passage.
Heureusement, Daniel Craig est là pour sauver les meubles. Quant à son personnage, il parcourt le monde d’explosions en explosion : la classe british de Mr Bond à la moderne ? Peut-être !
7/10 pour la réalisation de Marc Forster et Daniel Craig. Les deux sont à couper le souffle.


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