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Les Maîtres Potiers en terre de faïence de MONTPELLIER (suite 3)

Par Elisabeth Leroy

ollivier faïence montpellier.jpgLes décors polychromes des majoliques passèrent de mode. Ils furent peu à peu abandonnés au profit de faïences blanches peintes de camaïeux bleus de cobalt inspirées des porcelaines d'extrême orient. Vers 1650, le baroque italien imprima son univers mythologique peuplé de grotesques dont certains maîtres montpelliérains, les Ollivier par exemple, furent les adeptes. Avec ce nouvel essor, les fabriques montpelliéraines se singularisèrent des autres centres de production par des biscuits d'excellente qualité et surtout par un émail d'une blancheur irréprochable. Bien qu'aujourd'hui méconnue et tombée dans l'oubli, cette renommée était célèbre dans tout le pays et attirait de nombreux ouvriers. Un certain Guerrain Gauteron, originaire de Nevers, fut embauché en 1672 par les Marquet pour exercer son art de la peinture dans leur fabrique, sise au faubourd du Courreau. Il fut le prédécesseur de beaucoup d'autres car les ateliers de la ville furent investis par une multitude de peintres qui y travaillèrent à leur manière. En ouvrant leurs ateliers à des artistes venus de la France entière, les faïenciers montpelliérains confessèrent malgré eux une certaine faiblesse de leur créativité picturale et contribuèrent largement au melting pot des styles, véritable casse-tête chinois pour les experts actuels.

 

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