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Gutterballs de Ryan Nicholson

Par Geouf

Résumé : Deux groupes de jeunes s’apprêtent à s’affronter au bowling lorsque la situation dégénère en pugilat. Un peu plus tard, la jeune Lisa retourne dans le bowling pour récupérer son sac qu’elle a oublié. Elle se fait violer et brutaliser par les joueurs de l’équipe adverses. Le lendemain, les deux équipes se retrouvent à la fermeture pour pouvoir enfin jouer la partie annulée le soir précédent. Mais un mystérieux tueur rôde dans l’établissement et les élimine un par un…

 

Gutterballs est le type même du petit film fauché mais sympathique. Réalisé par un fan du genre, le film est un slasher à l’intrigue minimaliste mais n’hésitant pas à ruer dans les brancards du politiquement correct. C’est vulgaire, mal interprété (certains acteurs cabotinent de façon hallucinante), mais pourtant la sauce prend grâce à l’énergie déployée par toute l’équipe. C’est bien simple, les personnages ont beau être plus crétins les uns que les autres (personne ne s’aperçoit que les autres participants disparaissent un par un), on ne s’ennuie pas une seconde. Le film est rempli à ras bord de scènes de meurtres toutes plus gores les unes que les autres et foncièrement originales. Le tueur au look ridicule (il porte un sac de boule de bowling en guise de masque !) utilise ingénieusement tout le matériel qu’on peut trouver dans un bowling pour perpétrer ses crimes, à la manière du tueur de Toolbox Murders. Boule de bowling bien sûr, quille taillée en pointe, machine à cirer les boules, tout est bon pour montrer des meurtres originaux et cradingues. On a même droit à un 69 fatal dans lequel les personnages sont étouffés par le sexe de l’autre !

Ryan Nicholson, réalisateur du film, connaît ses classiques et s’amuse visiblement comme un fou, citant régulièrement les plus grands films du genre : Toolbox Murders donc, mais aussi Halloween dont il reprend de façon détournée la scène du « fantôme », Vendredi 13 pour le côté gore et invincible du tueur (et son masque en sac comme le premier masque de Jason), et même Scream dans le dénouement… C’est totalement crétin et politiquement incorrect, mais Nicholson se permet quelques fulgurances, comme cette scène de viol véritablement malsaine ouvrant le film et rappelant le meilleur du « rape and revenge ». Bref, Gutterballs est un film fait avec les moyens du bord par un fan du genre pour les fans du genre, et ça marche. Malgré tous ses défauts, le film fonctionne à fond et rappelle les 80’s et le temps des bandes gores rentre dans le lard. Pas un chef d’œuvre assurément, mais un bon représentant du genre, autrement plus convaincant qu’un Prom Night par exemple…

Note : 6/10


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