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Victory Hall - The dull commando’s merchandise (2008)

Publié le 28 novembre 2008 par Oreilles
Il est parfois inutile de chercher midi à quatorze heures. Pourquoi s’efforcer à vouloir traverser la Manche ou l’Atlantique lorsque les plus beaux spécimens sont chez nous, au coin de la rue. La pop anglophone de qualité serait-elle réservée aux seuls anglo-saxons ? Que nenni. La France, et ici plus particulièrement Bordeaux regorge de formations tapies dans l’ombre, de niveau au moins égal à leurs homologues étrangers. Point de nouveaux venus cependant puisqu’il s’agit ici de Victory Hall, side project apparaissant puis disparaissant depuis quelques années. Composé par la fine fleur de la scène pop bordelaise à savoir Julien Pras, Hugo Berrouet, David Lespes et Martial Solis (tous plus ou moins membres de Calc, Pull, etc…), Victory Hall revient avec un nouveau disque, exclusivement distribué en vinyl 16 titres accompagné de son cd-r. Un choix commercial qui en dit long quant aux valeurs des quatre garçons.
Vouant un culte absolu à Guided By Voices et Dinosaur Jr, ces 16 titres beaucoup moins lo-fi sur disque qu’en live semblent tous baigner dans l’univers mélancolique de l’indie pop américaine. A s’y méprendre les Kinks et autres Big Star auraient pu influencer certains morceaux. Cerise sur le gâteau, Tender Forever prête sa voix sur trois morceaux, ajoutant à l’aspect romantique de l’ensemble. Ouvrant traditionnellement sur une power pop très Calcienne sur les trois premiers jets, on se dit que l’on a presque à faire à une suite du récent Dance of the nerve, mais c’est sans compter sur l’exercice d’écriture alternée, qui donne l’occasion à Hugo Berrouet de s’exprimer sur quatre titres relevant un peu la sauce. Sur "Go back and start" notamment, mais surtout sur "Apple summer" et ses Ouh ouh ouh ainsi que sur l’étonnant" Fire inside", tout plein de groove sixties et de final bruitiste.
Non pas que les compos de Julien soient en dessous, bien au contraire, mais ça change un peu. D’autant plus que "Southern Miranda", écrite par Julien, contient de nombreux moment rock (roulements de batterie épiques, merci Martial) et pourrait s’apparenter à du Elliott Smith énervé parce qu’on lui aurait piqué son goûter. "Call it a day, jumbo jet", composée de concert par les deux hommes est d’ailleurs l’un des meilleurs morceaux du disque avec les arpèges atmosphériques de "Left overseas" et les arrangements de cordes soyeux de "Face it". Victory Hall, n’aspirant certainement pas à une notoriété mondiale faite de strass et de paillettes réussit pourtant son pari d’aligner 16 titres pop fiers et enchanteurs, que du bonheur.
En bref : Mixant leurs influences et leurs talents d’écriture, quatre activistes de la pop bleu blanc rouge arrivent à tutoyer dans un disque à deux faces les meilleurs moments de leur idoles.
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Le Myspace
A lire aussi : Calc - Dance of the nerve (2007)
"Go back and start", au piano en montage maison :

Points de vente (pour le moment):
TOTAL HEAVEN, LA CHARCUTERIE 44, LA DISTRO DES POTAGERS NATURES & LA FNAC- bdx / TRANSAT – poitiers / MELOMANE – nantes / VICIOUS CIRCLE – toulouse / LA DISTRO PARKLIFE – colmar / GROUND ZERO, BORN BAD & BIMBO TOWER - paris

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